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Interview collective sur le tournage de HP6

LEAVESDEN, HERTFORDSHIRE, ENGLAND : Le casting miraculeux de la franchise Harry Potter, forte de sept films…

«C’est formidable», dit David Yates, réalisateur de Harry Potter et l’Ordre du Phénix et de Harry Potter et le prince de Sang Mêlé, en cours de tournage aux studios de Leavesden, une ancienne usine d’avions Rolls Royce.

Chaque enfant-star – Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint – a grandi à la fois à l’écran et dans son travail d’acteur. Yates les appelle désormais des “professionnels expérimentés”… Ils sont tous restés dans l’aventure, malgré les doutes de Watson sur son engagement en tant qu’actrice (cette phase n’était que passagère, dit-elle). Aucun d’entre eux ne s’est mal comporté ou n’a engendré de scandale public pour des histoires d’alcool et de drogue. Pas comme Drew Barrymore, alccolique à neuf ans après avoir joué dans E.T., ou Lindsay Lohan, apparemment en désintoxication après chaque film. Les enfants Potter sont restés en Angleterre, à l’écart des fêtes d’Hollywood où les médias people, voraces, relèvent la moindre transgression. C’est qu’on doit pouvoir compter sur eux !

«Chris Columbus mérite une immense reconnaissance pour le casting qu’il a fait», dit le producteur David Heyman, qui l’attribue à son instinct naturel appuyé d’un bon coup de chance. Le trio a été choisi directement par le réalisateur, qui a eu en charge les deux premiers Harry Potter. «De toute évidence, son éventail de choix était large. Il les a choisis eux, et je lui en serai toujours reconnaissant.»

Yates, de sa douce voix, fait l’éloge des jeunes stars : «Ce sont vraiment des enfants remarquables. Ils ont les pieds sur terre et sont très doués. Ils sont adorables. Il faut vraiment un flair spécial pour les trouver… C’est pourquoi je vais offrir une ou deux pintes à Columbus…»

(…) Le londonien Daniel Radcliffe, âgé de 18 ans, s’exprime dans un interview accordée au Sun Media sur le plateau du Prince de Sang Mêlé :

«Je ne pense pas que cette franchise ait besoin de se justifier d’aucune manière ; c’est un tel phénomène… Rien ne peut prendre une ampleur pareille sans le mériter. Mais je suppose que [le travail sur les bonus de DVD] est un moyen de prouver aux gens que nous prenons effectivement la chose très au sérieux. Probablement plus qu’on ne le pense. Je l’ai pris au sérieux dès mes 11 ans et c’est devenu de plus en plus vrai en grandissant.

Personnellement, j’aimerais juste que les gens sachent que je suis extraordinairement sérieux et passionné par ce que je fais – cette série de films – et ce qu’ils représentent pour moi. Quand on est impliqué dans quelque chose pendant plus de sept ans, on a envie de pouvoir en parler précisément et expliquer pourquoi on adore ça, pourquoi on a tant aimé être impliqué dedans.»

Grandir à l’écran a été une expérience étrange pour Emma Watson, 17 ans, née à Paris mais vivant en Angleterre.

«C’est marrant parce que je suis tombée dedans quand j’étais très jeune. On remarque à peine qu’on grandit, mais je suppose que ça bien dû se passer ! C’est très spécial, de regarder les vieux films et de voir combien j’ai changé, grandi, et à quoi je ressemblais avant que ça ne commence. Mais dans un sens, c’est à ça que les spectateurs s’identifient. C’est un vrai voyage ; nous grandissons littéralement avec les personnages.

Pour de telles œuvres de divertissement, il y a quand même une certaine profondeur. C’est très complexe. C’est pour ça que je ne les considère pas simplement comme des livres pour enfants. Pour moi ce sont aussi des livres pour adultes, car on peut réellement les lire à tout âge. Tout dans les livres, dans le monde de J.K. Rowling, a été pensé dans les moindres détails. Si on prend l’exemple des sorts, on peut voir qu’ils viennent du latin et qu’ils signifient vraiment ce qu’ils engendrent. Les noms sont aussi très intéressants, ils sont uniques, tous différents, et chacun a sa propre histoire. La façon dont elle gère tout ça est incroyable.

A la fin de chaque livre, c’est presque comme une fable d’Ésope. Chaque fois, chaque année, Harry doit tirer une leçon, que le lecteur apprend à son tour. Juste en lisant… donc ce n’est pas ennuyeux.

Cet été, jai fait un film pour la BBC qui s’appelle “Ballet Shoes”. Avoir une expérience hors “Harry Potter” m’a aidée. Je pense que ça m’a convaincue que c’est ici que je dois être, c’est pour cela que je suis faite : je veux être actrice. Je crois que j’avais besoin de sortir un peu de “Harry Potter”, parce qu’en fait on m’a tirée de l’obscurité pour me donner ce rôle, mais même si je le voulais, je ne l’ai jamais considéré comme une décision que j’avais prise moi-même. Ça m’est juste tombé dessus, j’avais l’impression d’avoir gagné à la loterie. Donc j’ai toujours eu quelques doutes là-dessus.»

Rupert Grint, âgé de 19 ans et habitant Stevenage dans le Hertfordshire , ne s’est jamais questionné ainsi sur sa carrière depuis qu’il joue Ron Weasley. Pas trop. Dans son interview, Grint garnit ses phrases de “pas trop”, “vraiment” et “cool” à répétition. Et il adore la série Harry Potter.

«Ca a été une expérience incroyable, j’en ai aimé vraiment chaque instant. Mais ça le fait plus trop maintenant. C’est triste, parce qu’on sent vraiment la fin qui approche avec le septième film qui se prépare (“Harry Potter et les Reliques de la Mort”, prévu pour 2010). C’est presque entièrement fini. Je pense que ça va me manquer. Mais après ça, je suppose qu’il faudra juste passer à autre chose.»

Les trois acteurs ont essayé autre chose en parallèle ; principalement des films autres que Harry Potter. Radcliffe est également monté sur les planches (nu) dans une adaptation londonienne de la pièce Equus, qu’il rejouera à Broadway à partir du 18 septembre 2008.

«Je pense que c’est une immense fierté pour les producteurs et pour leurs parents», dit Imelda Staunton, nominée aux Oscars pour Vera Drake et nouvelle dans la série Harry Potter. Elle estime également que les enfants ont du mérite pour leurs propres efforts. «Ces enfants se sont tués à la tâche durant toutes ces années, à la fois sur le tournage et à l’école. C’est un boulot sacrément dur pour eux, et je trouve qu’ils s’en sont sortis avec les honneurs ; ils ont du talent et de l’humilité. Ils sont très professionnels. C’est comme ça qu’on doit être. On n’a pas le temps de se la couler douce !»

Emma Watson et Rupert Grint sont ravis de la touche comique qui sera appliquée au Prince de Sang-Mêlé. Daniel Radcliffe, lui, n’est pas aussi emballé. Il est impatient d’arriver au moment de tourner le sombre épisode final, Harry Potter et les Reliques de la Mort.

(…) «Tout le monde n’est pas ravi de cela ! Je trouve le scénario super et je pense que ça sera vraiment un bon film. Mais je fais partie de ces personnes qui, dans ce qu’elles font, favorisent toujours le côté sombre ; c’est ce que je préfère. Je sais qu’Emma et Rupert aiment énormément les histoires plus légères. Rupert s’en donne particulièrement à cœur joie parce qu’il a vraiment la fibre comique, et ça fera un effet super dans le film pour sa relation avec Lavande Brown.

Mais tout le côté morbide va sûrement me manquer. Ça sera extra de tourner le dernier film. Je suis très très excité à cette idée. J’espère que ça va être épique !»

Watson apprécie l’évolution d’Hermione :

«Je pense que Hermione a un grand rôle à jouer dans le succès de Harry. Elle lui apprend que le seul moyen de battre Voldemort est d’avoir ses amis à ses côtés et de leur faire confiance. S’éloigner d’eux le rend vulnérable, parce qu’ils peuvent l’aider dans les combats qui l’attendent.»

Les passages sombres du Prince de Sang Mêlé mettront en valeur les intrigues de romance.

Rupert : «Chaque film a sa propre atmosphère. Celle-ci est vraiment, vraiment cool. Je l’attends impatiemment. Il y a un genre d’arrière plan plus sombre, parce que Voldemort est revenu et c’est assez angoissant pour eux. Mais il y a des passages vraiment cool. Ron a une petite amie dans ce film, ça va être cool.»

Le producteur David Heyman décrit l’humour de ce film comme “un peu plus chaleureux” que dans les précédents épisodes.

«C’est beaucoup plus tourné vers la comédie, la maladresse dans les relations. Les romances se profilent autour de Harry, avec Ron et Hermione ou d’autres personnages. Je pense qu’il s’agit tout autant de montrer l’évolution individuelle des personnages que la compréhension de l’importance de l’autre.»

Le scénario du Prince de Sang-Mêlé, écrit avant que J.K. Rowling ne sorte le dernier tome, n’a subi qu’un seul changement depuis la publication des Reliques de la Mort : «Il y avait une référence erronée à la baguette de Dumbledore. Pour des raisons évidentes (si vous avez lu le septième tome), on a dû la changer.»

Portolien

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