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« Tout comme Dumbledore, Harry est en paix avec la mort »

Sept livres, sept questions (et une interview)…

Qui préfèreriez-vous avoir comme fils, Harry ou Ron ?

Je les prendrais tous les deux ! J’adore Ron. Ron est le plus immature des trois principaux personnages, mais dans le tome sept il grandit. Il n’a jamais pris les devants, les gens le voient surtout comme l’ami de Harry, sa mère avait en réalité désiré une fille, et dans le dernier livre il doit reconnaître ses faiblesses. Mais c’est exactement ce qui fait de Ron un homme. Les autres vivent aussi un tel moment quand ils grandissent vraiment : Harry quand il réagit si farouchement contre son ancien professeur Lupin qui décide d’abandonner sa famille, et Hermione quand elle doit choisir entre Harry et Ron. Hermione ne s’écarte jamais de son chemin ; elle concentre toujours toute son attention sur le travail à accomplir.

Les Weasley ont les cheveux roux, tout comme vous sur vos vieilles photos. Pourquoi les avez-vous colorés en blond ?

J’aime beaucoup les cheveux roux, mais ce n’est pas ma couleur naturelle. Ma vraie couleur est indéfinie, ennuyante et inintéressante.

Est-ce que vous aussi, vous trouvez les livres bien meilleurs que les films ?

Je pense que quand on travaille sur un tel support visuel, certaines nuances se perdent. Il n’y a pas d’autre possibilité. Et les personnages dans le film sont mieux que je ne l’aurais imaginé, tous sans exception. Le dernier film est mon préféré, parce que l’équipe du film a vraiment réussi à retranscrire les aspects sombres du livre.

A qui ressemblez-vous ?

Quand j’étais jeune, je ressemblais à Hermione, bien qu’elle comporte également des traits de caractère de ma sœur. Mais je me reconnais aussi beaucoup en Harry. Une partie de sa colère est la mienne, tout comme sa frustration. On le ressent particulièrement dans le cinquième livre, le livre le plus sombre de la série, dans lequel il a tout perdu et personne ne le croit. Après mon premier mariage, j’ai vécu une période similaire où j’avais l’impression que tout allait mal, où j’étais en colère contre tout le monde, où je me sentais impuissante, et je ne supportais pas le fait que je ne contrôle pas la situation. Mais ça m’a donné la force de me battre.

Y a-t-il une mère dans l’histoire qui vous ressemble ? Vous n’êtes pas du type Molly Weasley.

Eh bien, quand même un peu, j’espère. Il y a des années, quelqu’un a écrit que je décrivais Molly comme une mère au foyer qui ne fait que s’occuper de ses enfants. J’ai été profondément blessée, parce qu’un an avant cela, j’étais moi aussi une mère qui donnait tout son temps à ses enfants, d’un point de vue extérieur au moins. Qu’est-ce qui est moins considéré et plus difficile qu’élever un enfant ? Et qu’est-ce qui est plus important ? Molly en a sept ! Elle est pour moi une femme terrible.

Elle commet un meurtre.

Oui, dans le livre sept elle tue Bellatrix – elle est la seule femme qui tue quelqu’un du côté des gentils. Je voyais un combat en face à face entre Bellatrix et Molly depuis longtemps ; deux personnages complètement différents, qui montrent chacun un côté très féminin de l’amour. L’amour pur et protecteur de Molly, et celui obsessionnel et pervers de Bellatrix. Ces deux types féminins d’énergie l’un contre l’autre… C’était très plaisant à écrire.

Pourquoi le Quidditch est-il si amusant ?

Parce que c’est un vrai sport de femmes. Quatre balles ! Il doivent gérer six buts différents à la fois. Il faut être très polyvalent, et c’est ce à quoi les femmes excellent. Elles savent qu’il y a plus d’un but dans la vie.

Elle ne l’a pas vraiment reçu par l’éducation, mais J.K. Rowling (42 ans) est croyante. Cela l’a amenée à l’acceptation de la mortalité, mais aussi à sept méga best-sellers. La traduction du dernier, “Harry Potter et les Reliques de la Mort”, est en vente à partir de ce soir. Dans la librairie anglaise Waterstone, des prospectus qui traînent posent une question désespérée : «Que lire après Harry Potter ?» Mais Joanne Rowling, elle, est loin d’être désespérée. Les cheveux tout nouvellement reteints en blond et habillée d’un jean et d’une veste de velours noir, elle sert du café dans une chambre d’hôtel de sa ville de résidence, Edimbourg.

Chaque jour, je me sens soulagée que ça soit fini. Ce qui va venir par la suite, je ne le sais pas encore vraiment. Je travaille sur un nouveau livre pour enfants et un livre pour adultes. L’un d’entre eux mènera à quelque chose, c’est comme ça que ça a commencé avec Harry. Mais pour le moment, je profite de mon temps libre et de ma famille.

Ici, à l’hôtel, un homme avec un kilt écossais vient de passer. Votre mari porte ce genre de choses ?

Il a deux kilts, c’est vrai. Et il les porte pour les occasions spéciales.

Et il ne porte rien en dessous ?

Rien du tout. C’est pour ça que les kilts sont si fun, ha ha !

Je vous ai apporté deux cadeaux. Le premier est de la part de Ien van Laanen, qui dessine les couvertures de vos livres en Hollande. Elle vous offre les originaux.

Comme c’est gentil ! L’édition hollandaise est ma préférée, avec l’américaine.

Le deuxième est de la part de votre éditeur hollandais, Jaco Groot.

Jaco m’envoie souvent des choses intéressantes, il… oh, une pierre ! Mais une pierre très spéciale.

Il y a dix ans, vous donniez pour la première et unique fois une interview à un journaliste hollandais. En Angleterre, vous en donnez également peu. Vous détestez les interviews ?

Pas du tout. La raison pour laquelle j’en donne peu est que je n’ai en fait pas grand chose à dire.

Est-ce que vous avez déjà pensé à devenir journaliste ? Vous avez toujours aimé écrire…

J’y ai pensé. Mais je crois que j’ai été assez raisonnable pour comprendre que je n’avais pas le bon tempérament. Oui, le tempérament. Il faut constamment travailler avec des délais, c’est de la production. Pour un écrivain, c’est juste une question de temps et de solitude. Les journalistes sont une espèce bien plus plaisante que les écrivains. Deux de mes meilleurs amis sont journalistes.

Dans vos livres, ils n’ont pas l’air si plaisants que ça. Rita Skeeter est particulièrement désagréable.

Mes amis sont normaux. L’un de mes exs est journaliste musical. Les autres autres écrivent aussi sur des sujets sérieux. Rita Skeeter est un produit typiquement britannique, nous en avons des nuées dans son genre. Ils écrivent beaucoup de bêtises à mon sujet.

Dans le premier livre de la série, Dumbledore détruit la pierre philosophale, la pierre mythique qui qui donne la vie éternelle à son possesseur. Dans le dernier livre, Harry fait quelque chose de similaire avec la pierre de résurrection, une pierre qui peut ramener les morts. Il l’abandonne dans la forêt.

Je me suis servie de la symbolique de la pierre pour montrer que Dumbledore accepte sa mortalité. Quand il comprend que la vie doit son sens à la mortalité, il n’est plus intéressé par la pierre philosophale. Harry va encore plus loin. Il ne rejette pas une seule, mais deux de ses armes les plus puissantes : des trois reliques qu’il acquiert dans le septième livre, il ne garde que la cape d’invisibilité. Ça en dit beaucoup sur lui, car comme Dumbledore l’a dit à Harry : «la vraie magie de la cape, c’est qu’elle ne protège pas seulement son possesseur mais aussi les autres». Harry ne veut pas de la baguette de sureau, il n’a jamais recherché le pouvoir. Et il jette la pierre de résurrection ; tout comme Dumbledore, Harry est en paix avec la mort.

Et vous ? Voyez-vous la mort comme la fin de toute chose ?

Non. Je mène une vie très spirituelle, et même si je n’en ai pas une idée extrêmement claire et précise, je crois que quand on meurt, une partie de nous reste en vie d’une manière ou d’une autre. Je crois en quelque chose comme l’âme indestructible. Mais pour traiter ce sujet, il faudrait y consacrer environ six heures ; c’est une pensée qui m’occupe beaucoup.

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A la fin du livre sept, Harry a une longue conversation avec Dumbledore. Celui-ci est mort mais paraît bien mieux en point et plus heureux qu’il a jamais paru, dans un bel espace lumineux que Harry définit comme la gare de King’s Cross.

Vous pouvez interpréter cette conversation de deux manières. Soit Harry est inconscient, et il savait déjà tout ce que lui dit Dumbledore, au fond de lui. Dans cet état d’inconscience, son esprit peut aller plus loin. Dans ce cas, Dumbledore est la personnification de la sagesse de Harry ; il voit Dumbledore dans sa tête, donc il peut s’exercer à une certaine introspection.

Soit Harry est arrivé dans un endroit situé entre la vie et la mort, dont Dumbledore et lui vont repartir dans différentes directions. Harry voit également dans cet endroit ce qu’il est advenu de Voldemort. Il ne sait pas exactement ce qu’est ce tas en détresse sur le sol, mais il ne veut pas le toucher. Il sent que c’est une créature profondément mauvaise et perverse. C’est la seule fois où Harry, le héros des gens vulnérables, est en présence d’un blessé et ne lui vient pas en aide.

Pendant leur quête, Ron, Hermione et Harry parlent de Dumbledore comme s’il s’agissait de Dieu. Ils pensaient que derrière ses mots et ses actions, il y avait un grand projet, et ils sont déçus de découvrir que ce n’était pas le cas.

C’est un personnage complexe, mais je le vois pas comme Dieu. Ce que je voulais, c’est que le lecteur s’interroge sur le rôle de Dumbledore dans l’intégralité de l’histoire… Nous croyions tous qu’il était une figure paternelle au bon cœur. Et dans une certaine mesure, il l’est. Mais en même temps, il est quelqu’un qui traite les gens comme des poupées, qui garde un sombre secret de son passé et n’a jamais dit à Harry l’entière vérité. J’espère que les lecteurs l’aimeront de nouveau à la fin, mais qu’il l’aimeront comme il est, avec ses fautes. Dumbledore est-il divin ? Non. Il a certaines qualités divines, cependant. Il est charitable, et à la fin il est juste.

Mais Harry est une sorte de Jésus. Il doit mourir pour débarrasser l’humanité du mal. Vous en avez fait un messie.

Oui, c’est vrai qu’il a des traits de messie. Je l’ai fait exprès. Il est cet homme, parmi un million d’autres… et je dis “homme”, parce que ça ne fonctionne pas pareil avec les femmes, qui est capable de s’opposer au pouvoir, et qui refuse le contrôle du pouvoir. C’est ce qui fait de lui le plus sage de tous.

Comment peut-il être comme ceci ?

Il est le héros. Harry est quelqu’un de bon, c’est tout. Dumbledore lui dit : «Tu es un homme meilleur que moi.» Et quand il vieillira, il restera un grand homme, parce qu’il a appris à être humble.

Vous a-t-on éduquée dans la religion ?

J’ai été officiellement éduquée dans l’Église Anglicane, mais en réalité j’étais un cas à part dans ma famille. On de parlait pas de religion à la maison. Mon père ne croyait en rien, ma sœur non plus. Ma mère allait à l’église quelquefois, mais principalement pour Noël. Et j’étais très curieuse… A partir de mes 13-14 ans, je suis allée à l’église toute seule ; je trouvais très intéressant tout ce qui s’y disait, et je croyais en cela. Quand je suis allée à l’université, je suis devenue plus critique. L’autosatisfaction des gens religieux m’a ennuyée et j’ai progressivement abandonné mes visites à l’église. Aujourd’hui, j’en suis au même point qu’à mes débuts : oui, je suis croyante. Et oui, je vais à l’église, une église protestante ici à Édimbourg. Mon mari a également été élevé dans la tradition protestante, mais il vient d’un groupe écossais très strict, dans lequel ils ne pouvaient ni chanter ni parler.

Le fait que vous-même alliez à l’église, cela rend encore plus bizarre la critique sévère que les fanatiques religieux font de votre travail.

Les dix dernières années, il y a toujours eu des fondamentalistes que mes livres ont dérangés. Ils les méprisent parce qu’il mettent en scène la magie et la sorcellerie, c’est déjà trop pour eux. Je ne veux en aucun cas avoir affaire au fondamentalisme, cela me fait peur. Les fondamentalistes chrétiens sont particulièrement actifs aux Etats-Unis. Un jour, je me suis retrouvée face-à-face avec une telle personne : j’étais dans un magasin de jouets avec mes enfants, et une fille toute excitée m’a reconnue. Immédiatement, un homme est venu vers moi et m’a demandé : “C’est vous, la femme qui fait Harry Potter ?” Après quoi il a approché son visage du mien et dit de façon très agressive : “Je prie pour vous tous les soirs.” J’aurais dû dire qu’il ferait mieux de prier pour lui-même, mais j’étais sous le choc. C’était vraiment effrayant.

Vos livres parlent de l’affrontement du bien et du mal. Harry est bon. Mais est-ce que Voldemort est un pur méchant ? C’est aussi une victime.

En effet, c’est une victime, et il a fait des choix. Il a été conçu par la force et sous l’influence d’un engouement faux, alors qu’Harry a été conçu dans l’amour. Je pense que les conditions dans lesquelles on naît forment d’importantes fondations de notre existence. Mais Voldemort a choisi le mal. J’ai essayé de souligner ceci dans les livres ; je lui ai donné des choix à faire.

C’est autour de cela que tout tourne : est-ce que les choses se passent comme elles ont été destinées, ou est-ce qu’on fait nos propres choix ?

Je crois au libre arbitre. Tout du moins pour ceux qui, comme nous, sont dans une situation privilégiée ; pour vous, pour moi, pour les gens qui vivent dans une société occidentale, les gens qui ne vivent pas dans la répression, qui sont libres. Nous pouvons choisir. Les choses vont en grande partie comme on veut qu’elle aillent. Nous contrôlons notre propre vie. Notre volonté est extrêmement puissante. La façon dont je décris le professeur Trelawney, qui enseigne la divination avec beaucoup d’incompétence, en dit beaucoup sur ce que je pense du destin. J’ai fait beaucoup de recherches sur l’astrologie pour ce personnage. J’ai trouvé tout cela très amusant, mais je n’y crois pas.

Vous avez travaillé pour Amnesty pendant un moment. Est-ce que cela a influencé vitre idée du bien et du mal ?

C’est plutôt dans l’autre sens que ça s’est passé. J’avais quelques idées là-dessus et c’est pour cela que j’ai travaillé pour Amnesty. J’étais assistante de recherche et je travaillais principalement pour l’Afrique, jusqu’à ce que je quitte mon travail pour partir suivre un petit ami dans un élan d’idiotie.

Bien sûr, Voldemort est une sorte d’Hitler. Si vous lisez des livres sur les mégalomanes tels qu’Hitler et Staline, vous verrez qu’il est intéressant de constater comme ces personnes sont superstitieuses, malgré tout leur pouvoir. Ça fait partie de leur paranoïa : le désir de se faire plus grands qu’il ne sont. Ils aiment parler de sort et de destin. Je voulais que Voldemort ait ces traits paranoïaques. Mais si la prophétie du cinquième livre se révèle vraie à la fin, c’est parce que Voldemort et Harry ont choisi de l’aider à s’accomplir, pas parce qu’elle y était destinée. C’est l’idée de Macbeth : les sorcières disent à Macbeth ce qui va se passer, et Macbeth fait en sorte que ça se passe.

Quand avez-vous décidé de dessiner une parallèle avec les Nazis ? Voldemort et sa règle des “sang pur”, Drago Malefoy en jeune soldat ?

Dès le début, je pense. Je ne sais plus exactement. Je crois que la Seconde Guerre Mondiale est ancrée dans tous nos esprits, n’est-ce pas ? Drago Malefoy est en effet ce type de garçon. Il n’aurait pas tué Dumbledore, il ne le pouvait pas. Tant que les projets restent abstraits, ça va, mais quand ça devient la réalité, la chose devient plus difficile. Et non, il n’a pas les cheveux d’un blond si clair parce que j’ai voulu en faire un effrayant Nazi. On donne à ses personnages l’apparence qui nous semble attirante, et c’est pourquoi j’ai donné des cheveux sombres, des yeux verts et des lunettes à mon héros. J’ai épousé un homme qui ressemble à ça.

Dans les films, Daniel Radcliffe a les yeux bleus.

Il auraient pu lui mettre des lentilles de contact vertes, ce qui est très inconfortable pour un jeune garçon, ou changer ses yeux numériquement, ou le laisser comme il est. Je suis heureuse qu’ils aient choisi la dernière option.

Dans vos livres, vous peignez un portrait de la famille parfaite : les Weasley. Est-ce qu’elle ressemble à la famille dans laquelle vous avez été élevée ?

Non, non. Ce n’était pas du tout comme ça. Je pense que j’ai désiré toute ma vie avoir une telle famille. Et maintenant j’en ai finalement une, même s’il y a moins d’enfants. Je trouve très spéciales les dynamiques d’une famille nombreuse ; j’adore les livres sur la famille Kennedy et ce genre de dynastie. Je sais qu’en réalité, c’est bien moins romantique qu’on ne le pense. L’un de mes amis est l’aîné de douze enfants.

Votre mère est décédée à l’âge de 45 ans. Votre père est toujours en vie ; vous le voyez souvent ?

Non, je ne le vois pas tant que ça. Je vois beaucoup plus souvent ma sœur, même si elle est toujours fâchée contre moi parce que j’ai tué Dobby. Elle a toujours dit qu’elle ne me pardonnerait jamais si je tuais Dobby ou Hagrid. Mais Hagrid n’a jamais été en danger. Je savais déjà qu’il survivrait avant de commencer à écrire, parce que j’ai toujours eu dans ma tête l’image du gigantesque Hagrid marchant dans la forêt en pleurant, Harry dans ses bras. Le père de Ron devait mourir dans le tome cinq. Je ne l’ai pas fait parce que j’ai senti qu’Arthur Weasley était la plus belle figure paternelle dans l’histoire. Je ne pouvais pas laisser Arthur mourir, je ne le pouvais pas. Il est le père que tout le monde aimerait avoir. Oui, moi aussi.

Dans les livres, tous les parents restent toujours ensemble. Avez-vous pensé à créer un personnage de mère célibataire ? Vous l’étiez quand vous avez commencé à écrire Harry Potter.

J’avais prévu qu’Hermione ait des parents séparés. Mais ça paraissait bizarre, ça n’allait pas avec l’histoire. Ça faisait une intrigue secondaire qui ne menait à rien. Dean Thomas, par contre, vient d’une famille séparée, mais j’ai dû couper beaucoup de choses dans son histoire. J’ai créé un monde gigantesque, j’ai inventé une histoire à chaque personnage, mais je n’ai pas pu tout utiliser. Même moi, j’ai dû faire des choix. Et finalement, c’est un monde d’enfants.

Portolien

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