Maisons
  Pseudo :   Passe :
652 307 messages, 169 534 membres  | Maisons : Serpentard246 330 Poufsouffle221 350 Gryffondor219 937 Serdaigle201 379
J.K. Rowling, Livres

Souvenirs, souvenirs... Harry Potter : le dernier chapitre

Écrit le

Emotion, toujours présente ...
Souvenez-vous, il y a 19 mois sortait le dernier volet des aventures de notre sorcier préféré. Une très longue interview avait été réalisée par la présentatrice Meredith Vieira, en direct du château d’Edimbourg, interview que vous pouvez toujours consulter et visionner dans sa version originale sur le site de MSNBC. Notre traduction est désormais disponible ici !
Et pour se replonger plus complètement dans tous ces souvenirs, pas si lointains, rendez-vous sur notre page « Tout ce que JKR a révélé après le Tome 7 ».

Bon voyage en nostalgie !

Édimbourg, Écosse

Dans le grand hall du Château d’Édimbourg, palais des rois d’Écosse de jadis, l’actuelle reine du monde de l’édition s’est retrouvé là en ma compagnie et celle de 14 jeunes fans.


J.K. Rowling : Est-ce que quelqu’un l’a terminé ? L’avez-vous aimé ?

Voix d’un enfant : Oui.

Meredith Vieira : C’est – c’est finalement terminé.

J.K. Rowling : Je sais.

Meredith Vieira : Que ressentez-vous ?

J.K. Rowling : Quelque chose d’incroyable.

Meredith Vieira : Incroyablement bon ? Incroyablement mauvais ? Un peu des deux ?

J.K. Rowling : Pour l’instant – je me sens vraiment très bien, pour être franche avec vous. C’est – c’est vraiment bien d’en être arrivée là. Oui.


Pour J.K. Rowling, connue par ses amis et ses fans sous le surnom de « Jo », Harry Potter and the Deathly Hallows, le septième et dernier livre de la série Harry Potter, signifie que bien que l’écriture soit achevée, ce n’est pas encore l’heure de tourner définitivement la page.


Meredith Vieira : Est ce que vous pensez avoir dû dire au revoir pour de bon à Harry ?

J.K. Rowling : Oui et non. Parce que je … Ca semble terriblement stupide ce que je vais dire, mais – Je ressens comme si je savais ce qu’il fait maintenant. Et je – Alors il sera toujours une présence dans ma vie, vraiment.


Toujours soucieuse de ménager le secret de l’intrigue, Jo était au départ très hésitante à en dire plus devant les jeunes fans qui n’avaient pas achevé la lecture du livre.


Meredith Vieira : Parce que je sais ce que vous ressentez vis-à-vis des spoilers – (Inaudible) – Et il y en a eu beaucoup tout au long du chemin. Absolument.

J.K. Rowling : Pour les gens qui ont lu les six romans et voulaient vraiment apprécier un septième roman à leur manière, je pense que ce n’est que justice. Et personne n’a le droit de leur enlever ce plaisir.


Mais à partir de là attention : il y a des spoilers et Jo Rowling parle de ceux qui vivent, de ceux qui meurent et du pourquoi de ses décisions… Alors si vous n’avez pas achevé votre lecture, vous voici prévenus !


Meredith Vieira : Vous savez que vous nous avez laissé en suspens sur quelques points….

J.K. Rowling : Un peu. Mais je dois dire que je – Cela aurait été humainement impossible de répondre à chaque question posée. Parce que je suis confrontée avec un niveau d’obsession chez certains de mes fans qui ne trouvera de satisfaction que lorsqu’ils sauront le deuxième prénom des arrières-arrières-grands parents de Harry.

Meredith Vieira : (Rires) Oui, on peut dire que les gens ont été quelque peu obsédés.

J.K. Rowling : Oui, j’adore cela. Je suis tout à fait pour. Je suis enchantée qu’ils ressentent cela. Mais vous savez, c’est un livre. Vous voyez ? Peut-être qu’un jour, il y aura une Encyclopédie et ce sera différent – une autre affaire – Mais à l’intérieur d’un roman, à l’intérieur d’un roman, il faut savoir résister à l’envie de tout dire.

Meredith Vieira : Une chose que certains lecteurs impatients –tels que moi – ont dû faire était de parcourir en premier les dernières pages du livre pour avoir la réponse à la question que tout le monde se posait : le jeune sorcier Harry Potter meurt-il ?

J.K. Rowling : Ah oui ! Quelqu’un d’entre vous est-il allé voir les dernières pages avant de … commencer à lire ? (Retient son souffle) (Rires)

Meredith Vieira : Je l’ai fait. Je ne pouvais pas… Ne pouvais pas attendre...

J.K. Rowling : Je déteste cela. Vraiment...

Meredith Vieira : Réellement ?

J.K. Rowling : Oui. J’aurais dû publier le dernier chapitre séparément. Pour vous forcer à le lire.

Meredith Vieira : J’ai repris ensuite au début. Nous avons repris au début. Mais vous avez construit… Vous savez, c’est votre faute. Vous avez créé tout un… Je veux dire, pas seulement un monde, mais tout un langage. Vous avez le Quidditch, les Moldus, le Polynectar…

J.K. Rowling : Est-ce qu’il y en a un que vous préférez ? J’aime beaucoup « Quidditch. »

Meredith Vieira : Et vous autres ?

Plusieurs voix : Oui

J.K. Rowling : Quidditch restera probablement mon préféré.

Meredith Vieira : Et comment avez-vous inventé cela ?

J.K. Rowling : Vous savez, je n’en sais vraiment rien. Je… je pense que j’ai toujours le carnet où j’ai l’ai griffonné. Pour une quelconque raison, je voulais absolument qu’il commence par un Q. Il y avait beaucoup de mots en Q. Je pense que j’ai gardé Quidditch parce qu’il rimait avec pitch. Vous savez, ça sonnait bien « Quidditch pitch ».

Meredith Vieira : Avez vous jamais voulu ou avez-vous envisagé de faire mourir Harry, Ron et/ou Hermione ?

J.K. Rowling : Oui, bien sûr.

Meredith Vieira : Vraiment ?

J.K. Rowling : Il y avait – il y avait une possibilité que le héros puisse mourir. Et c’est ce à quoi je tendais, que l’on puisse sentir que tout pouvait vraiment arriver. Et c’est parce que cela aurait été – cela aurait été ainsi, vous savez ? Lorsque vous avez un personnage aussi déterminé à tuer – je parle de Voldemort bien sûr, pas de Harry – cela aurait pu être ainsi. Personne – personne n’est à l’abri. Cela aurait pu arriver à n’importe qui.

Meredith Vieira : Alors que s’est-il passé ? Pourquoi a-t-il été épargné ?

J.K. Rowling : Hé bien, je l’ai “échangé” contre quelqu’un d’autre et je ne veux pas dire qui pour les personnes qui n’ont pas lu. Mais j’ai – j’ai pris une décision en débutant l’écriture de l’Ordre du Phénix que j’allais épargner M. Weasley et que j’allais tuer quelqu’un d’autre. Et, si vous avez terminé le livre… Je pense que vous savez probablement de qui il s’agit, et c’est quelqu’un qui était aussi un père de famille.

Et je voulais que ce soit comme un écho à – à la mort des parents de Harry. Et vous savez probablement de qui je veux parler si vous avez fini le livre. Mais… Donc il y a deux personnages qui meurent à la fin du 7è livre. Et M. Weasley a été attaqué, comme vous le savez, et a survécu dans le 5è livre. Mais il serait mort si j’avais suivi mon idée originelle. Mais il a survécu. J’ai dû le garder en vie… En partie parce que je ne supportais pas l’idée de le faire mourir.

Meredith Vieira : Mais donc il y en a deux qui meurent qui n’auraient pas dû mourir.

J.K. Rowling : Oui, oui. Je les ai échangé pour M. Weasley. Mais ils ne meurent pas avant le 7è livre.

Meredith Vieira : Alors, en tant qu’auteur, y a-t-il des personnages dont vous n’auriez pas supporté de vous séparer ?

J.K. Rowling : En fait oui. S’il y a bien un personnage dont je n’aurais pu supporter l’idée de me séparer, c’est bien Arthur Weasley. Et je pense qu’une partie de la raison est qu’il y a très peu de bons pères dans le livre. De fait, vous pourriez même argumenter que Arthur Weasley est le seul père valable de toute la série...


Jo a eu d’autant plus de mal à l’idée de perdre M. Weasley que Harry a déjà perdu tant de figures paternelles, y compris son parrain Sirius Black et le directeur de l’école Poudlard, Dumbledore. Ils ont tous deux été des victimes dans le combat les opposant au supervilain Voldemort, qui avait déjà tué les parents de Harry quand celui-ci n’était qu’un bébé.


Meredith Vieira : Mais est ce que cela vous a inquiété – Jo, quand vous étiez en train d’écrire les livres, d’avoir tant de fans, des enfants, qui vous écrivaient pour vous dire “S’il vous plaît, ne tuez pas Harry”, que vous puissiez –

J.K. Rowling : Et bien –

Meredith Vieira : – rendre très malheureux bien des enfants en tuant Harry ou Hermione ou Ron ?

J.K. Rowling : Bien sûr que cela vous affecte. Je peux me rappeler, juste avant – juste avant que l’Ordre du Phénix ne sorte – non. Oui, bien sûr. J’avais rencontré un garçon qui m’avait dit “S’il vous plaît… S’il vous plaît, ne tuez jamais Hagrid, Dumbledore ou Sirius.” Oh mon Dieu ! Et il était vraiment gentil. Et lui – qui avait connu des difficultés dans sa vie – il était là, à me demander “Ne tuez aucun de ces personnages qui sont des pères pour Harry”. Et je savais que je l’avais fait. J’avais déjà tué Sirius et je dois dire qu’en le regardant, je me sentais vraiment misérable.

Meredith Vieira : Cela doit être vraiment difficile, comme vous dites, quand un jeune vient vers vous et vous supplie “S’il vous plaît ne faites pas cela”.

J.K. Rowling : Oui, ça l’est. Bien des gens sont venus me supplier pour leur personnage préféré.

Dans le livre 7, Jo élimine deux amis proches de Harry, Lupin et Tonks, et ce faisant, laisse orphelin leur enfant nouveau-né, tout comme Harry.


J.K. Rowling : Je voulais que ce soit comme un écho à ce qui est arrivé à Harry, pour montrer le mal absolu dans ce que fait Voldemort. Le fait de laisser derrière soi des enfants orphelins qui vont devoir grandir seuls, sans amour et sans protection. Et – c’est pour cela que j’ai tué ces deux-là. Ce que j’ai détesté faire, parce que j’aimais beaucoup ces deux personnages.

7 commentaires
Politique de confidentialité | Revue de presse | Infos légales | Support & Contact | L’Équipe | SPIP | | S'inscrire au site public