Tome II – Chapitre 11 : Le club de duel

Résumé

Harry sort de l’infirmerie et rejoint Ron et Hermione dans les toilettes des filles où ils ont commencé la préparation du Polynectar. Mais il leur manque des ingrédients : une excursion dans la réserve personnelle de Rogue s’impose ! C’est chose faite après une explosion causée par Harry en plein cours de potions. Alors que la potion continue à maturer, les élèves sont invités par le Professeur Lockhart à un club de duel. Le duel entre Harry et Malefoy vire à l’affrontement et finit sur une révélation : Harry est un Fourchelang ! Les élèves pensent d’autant plus que Harry est l’héritier de Serpentard et l’évitent désormais. Mais une autre attaque survient et Harry devient le principal suspect. Il n’a d’autre choix que de rejoindre Dumbledore dans son bureau.

Analyse

Duel

Nous découvrons dans ce chapitre la façon dont les sorciers se combattent, à travers les duels.
En effet, contrairement aux Moldus qui peuvent se battre de plusieurs manières (au poing, à l’arme blanche, avec des objets contondants, avec des pistolets… sans oublier les pires méthodes employées au cours des guerres que sont les armes chimiques et nucléaires), les Sorciers eux n’ont finalement qu’une seule méthode pour se battre : le duel de baguettes magiques. C’est à la fois très simple (voire peu original quand on fait le compte de toutes les armes que les Moldus ont à leur disposition pour se faire du mal…) mais d’une efficacité redoutable. Tous les sorts peuvent permettre de se battre, que ce soit juste « pour rire » à coup de « rictusempra », pour lui faire peur avec un bon « serpensortia » ou pour rellement faire souffrir son adversaire avec le sortilège Doloris.
Dans ce chapitre, il n’est évidemment pas question de tout cela mais d’une approche ludique du duel… du moins, c’est ce que pense faire Gilderoy Lockhart. En pratique, cet exercice va virer à la confrontation, à la fois entre les professeur de Potions et le « charlatan » qui enseigne à sa place la défense contre les Forces du Mal, ainsi qu’entre Drago et Harry.
Et ce duel, apparemment anodin, va être un élément-clé de toute la série. Tout d’abord parce qu’il nous fait découvrir « Expelliarmus », sortilège basique mais qui par la suite va sauver la vie de Harry de nombreuses fois au point de devenir « sa marque ». Enfin, parce que c’est également au cours de ce duel que se révèle les capacités de Harry à parler le Fourchelang, capacités qui auront leur importance dans ce tome évidemment mais tout au long de la série et notamment lorsqu’il s’agira de comprendre Voldemort et détruire les Horcruxes.

Fourchelang

Nous apprenons donc dans ce chapitre que Harry est un Fourchelang, un sorcier doté de la faculté de parler aux serpents. Ce n’est pas une révélation pour le lecteur qui le sait depuis le premier tome (chapitre 2). Mais par contre, nous ignorions jusqu’à présent que c’était plus une « tare » qu’un avantage. Et, ce qui est intéressant, même les Serpentard semblent partager cet avis, au vu du silence qui entoure Harry après son intervention. Pourtant, ce chapitre nous apprend que Salazar Serpentard était lui-même un Fourchelang. Les élèves de sa maison devraient donc être positivement intéressés par l’existence d’une personne possédant cet attribut. De plus, le symbole de leur maison est un serpent. On pourrait imaginer les élèves familier d’un tel reptile. Et pourtant, non. Doit-on y voir une persistance de la crainte de Voldemort et de sa thématique du serpent (notamment à travers la Marque des Ténèbres) et ce même au sein des Serpentard ? Une telle idée serait intéressante car elle mettrait en évidence le fait que, malgré l’impression qui ressort des livres que tous les serpentard seraient du côté du Mal, une majorité serait finalement tout aussi victime que le reste de la population. L’autre possibilité est que Harry étant un tel sujet de détestation chez les Serpentard, sa faculté à parler Fourchelang ne peut suffire à lui attirer la bienveillance de ceux-ci.

Trafic d’amulettes

Notons que ce chapitre nous permet également de découvrir l’existence des trafics d’amulettes au sein du chateau. Dans le cas présent, il s’agit d’amulettes pour se protéger contre le monstre de la Chambre des Secrets. Au cours de la saga, nous retrouverons également cette notion de trafic, plus spécifiquement pour doper la concentration des élèves lors des examens. Si nous pouvons trouver étrange la nature de ces talismans (oignon vert, cristal violet, queue de salamandre… quoique cela ne détonne pas parmi les queues de lapins moldues), il est encore plus étonnant de voir avec quelle facilité ces éléments se trouvent dans le chateau. Comment les élèves peuvent-ils faire rentrer ceci dans le château ? Par hibou ? Ou certains ont-ils mis au point des stratégies semblables à celles utilisées par les Frères Weasley dans le tome 6 pour transmettre leurs filtres d’amour ? Cela donne un petit indice sur le microcosme de l’école qui ne comporte évidemment pas que notre trio, leurs amis et leurs ennemis. Il y a d’autres « sociétés » au sein de cette école et même s’ils ne sont que peu mentionnés, ils existent… comme dans toutes les écoles.

Points à retenir

L’éradication des coqs qui, si elle semble passer inaperçue au cours de ce chapitre, est un indice très précieux sur l’identité du monstre de Serpentard.
Le comportement de Ginny qui aurait déjà dû mettre la puce à l’oreille pour peu que quelqu’un ait daigné y porter attention.

Merci à agathetournesoleil pour son analyse !

Portolien

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