
« Ce film suit J.K. Rowling d’Octobre 2006 à Octobre 2007 ; l’année pendant laquelle elle a achevé le dernier roman de la série Harry Potter : Harry Potter et les Reliques de la Mort. »
« C’est une rencontre intime, personnelle, dans laquelle J.K. Rowling parle simplement et honnêtement de sa vie et de ses écrits. Cela n’a pas été fait comme un film de publicité à paillettes parce je ne voulais pas faire quelque chose que n’importe qui aurait pu faire. A la place, mon objectif était de faire quelque chose de plus silencieusement révélateur, de découvrir ce que Rowling pensait vraiment, et de discuter quelques thèmes centrales de son œuvre ; les espoirs et les peurs de l’enfance, la loyauté et la traitrise, le hasard et le destin. Je ne l’ai pas beaucoup interrogé sur la magie, ou le quidditch, ou les rebondissements de l’histoire de Harry Potter, comme je voulais aller au cœur de ce sur quoi portaient vraiment ses écrits. »
« Parce que, d’une manière générale, je crois que, malgré le fait que l’intrigue puisse être compliquée et fantastique, la principale vérité est que Harry Potter est une saga épique sur la nature de la mort et le pouvoir rédempteur de l’amour. »
« L’histoire mélange, avec un coup de balais magistral, une narration classique (L’Odyssée) avec une quête médiévale (pensez aux légendes de Beowulf, du Saint-Graal, ou à la manière dont Rowling utilise la Forêt comme lieu de mystères et de rencontres). C’est un conte classique mais aussi nouveau, mature, empreint d’une tension entre sécurité et liberté, et du besoin des enfants d’étendre leurs ailes et de s’enfuir (Peter Pan, Mary Poppins). L’histoire présente aussi des archétypes universels (le héros solitaire, les amis fidèles, l’ennemi implacable), mais Rowling s’est avancée vers cette tradition littéraire et l’a transformé en quelque chose qui lui est uniquement et magiquement propre ; un conte contemporain qui est sans peur dans son traitement de la difficulté presque impossible de mener une bonne vie dans un monde où la mort est toujours présente et le mal, le vrai mal, n’est jamais très loin. »
« De cette manière, elle a démontré que ce sont nos choix qui nous définissent ; que nous faiblesses peuvent être notre plus grande force, et que sans une foi en l’amour, l’amitié et la loyauté, nous ne sommes rien. »
« L’histoire est aussi compliquée et aussi simple que cela. »
« Certains critiques littéraires ont été plutôt prétentieux au sujet de son œuvre et de sa popularité. Je ne fais partie de ces gens. Je pense que sa réussite a été incroyable, et qu’elle a écrit quelque chose de profond, durable, élémentaire et vrai. Par conséquent, je ne peux que reprendre la critique de A. N. Wilson sur son œuvre, dans le Sunday Times » :
‘Il n’y a pas de nombreux écrivains qui ont la capacité dickensienne de Jo de nous faire tourner les pages, pleurer – ouvertement, à chaudes larmes – et quelques pages plus tard, nous faire rire à des blagues invariablement bonnes. Les méprisants qui détestent Harry Potter, ou qui se considèrent supérieurs à ces livres semblent souvent haïr leur innocence – le fait qu’ils célèbrent la vie de famille heureuse de classe-moyenne, et les aventures d’enfants suffisamment privilégiés pour fréquenter une école privée. Mais, comme W. H. Auden l’avait dit dans un autre contexte, pourquoi cracher sur sa chance ? Nous avons vécu une décennie dans laquelle nous avons suivi la publication de la plus vivante, drôle, effrayante et émouvante histoire pour enfants jamais écrite. Merci J.K. Rowling ! ’
