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Daniel Radcliffe s’exprime sur le septième tome

ENTERTAINMENT WEEKLY : Une photo de toi avec une casquette tenant une copie de Deathly Hallows a circulé la semaine dernière…

Daniel Radcliffe : Ah, oui. Je pense que je me trouvais au Lord’s Cricket Ground [à St John’s Wood, Londres]. C’était une bonne journée. Ce n’était pas mon livre en fait. Un gars m’avait demandé de le lui signer et, bien sûr, quelqu’un a pris une photo. Sur celle-ci, on dirait que je suis sur le point de lire. Donc c’est devenu « Le moment où Harry Potter commençait à lire ».

EW : Quand as-tu vraiment commencé à le lire ?

DR : En fait, j’ai écrit sur le devant de mon livre l’heure exacte à laquelle j’ai entrepris ma lecture. Je pense que c’était à 21h30 le 22 juillet, le jour avant mon 18ème anniversaire. J’ai lu deux chapitres ce jour là, ce qui n’était pas beaucoup, bien sûr. Je suis allé jusqu’à la 30ème page. Puis je ne m’y suis pas remis pendant deux jours. J’ai repris ma lecture le 24 et le 25 juillet et, durant ces deux jours, c’est comme si je l’avais complètement dévoré. J’ai lu 350 pages en un jour.

EW : Qu’est-ce qui t’a le plus surpris ou le plus choqué ?

DR : La mort de Dobby. D’une certaine manière, il a toujours été un personnage comique. Et c’est ce qui l’a rendu si puissant, je suppose. Je suis sûr que Jo l’avait prévue depuis longtemps. C’est l’une des choses qui m’a surprise. L’une de mes autres théories avait été que Rogue finirait comme une sorte de héros tragique dans l’histoire, donc j’étais satisfait de voir que l’une de mes hypothèses était confirmée. Cette idée m’avait été donnée par un type qui m’avait interviewé il y a longtemps. Il m’avait dit qu’il pensait que ce serait le cas. Et j’ai pensé, ‘Oh, c’est une très bonne théorie’.

EW : Tout le monde a achevé Prince de Sang-Mêlé en pensant que Dumbledore a été fou de faire confiance à Rogue. Mais j’ai terminé ma lecture de Deathly Hallows en pensant que Rogue a payé cher cette confiance de Dumbledore, et que Dumbledore l’a utilisé d’une manière assez impitoyable. Rowling nous fait changer d’avis à propos de Dumbledore de bien des manières à la fin de Deathly Hallows. Il a beaucoup plus de défauts qu’on ne pourrait l’imaginer.

DR : Je dois dire que cela s’accorde avec les prédictions que j’avais faites [concernant Dumbledore]. J’avais, en quelque sorte, pensé à quelques-unes de ces choses. J’avais imaginé que nous prendrions connaissance des aspects plus sombres de Dumbledore. Mais je n’y avais pas pensé de la manière dont ils sont exposés dans le livre. Tout cela m’a incroyablement ému.

EW : Y a-t-il d’autres éléments concluant le livre qui t’ont surpris ?

DR : Il y a autre chose qui m’avait troublé depuis longtemps. C’était dans le script du quatrième film, et, bien entendu, dans le quatrième tome également. Cela m’a troublé quand nous avons tourné la scène en question, celle durant laquelle Harry sort du labyrinthe, et que son sang coule désormais en Voldemort et ainsi de suite. Je n’avais jamais compris cette ligne du livre qui dit : Dumbledore contempla la cicatrice que Harry avait sur le bras avec – je pense que la phrase dit quelque chose comme, Il la regarda, un air proche du triomphe se reflétant dans ses yeux. Je n’ai jamais compris cette phrase. Je n’ai jamais réussi à en saisir le pourquoi. Personne n’a réussi. Et bien sûr, on découvre que c’est parce que Dumbledore avait compris à ce moment-là que, tout comme Voldemort faisait partie de Harry, le sang de Harry était maintenant en Voldemort. Ainsi, le sang de sa mère Lily coulait également en Voldemort, ce qui a évidemment joué un rôle primordial dans [Deathly Hallows]. J’ai alors compris beaucoup de choses.

EW : Étais-tu heureux de découvrir que Harry, Ron et Hermione survivaient tous les trois ?

DR : Oui. Assez bizarrement, je pense que c’est la chose la plus courageuse qu’elle ait pu faire. J’étais convaincu depuis deux ans que Harry allait mourir.

EW : Pourquoi ?

DR : J’ai juste pensé que c’était le seul moyen possible pour clore la série. Mais après, durant les six derniers mois [précédant la sortie du septième tome N.d.T.], je me suis soudainement rendu compte que cela était trop évident. Il fallait qu’elle trouve un moyen plus habile de le faire. Et, en effet, c’est ce qu’elle a fait. Avec Ron et Hermione, j’ai vraiment aimé l’épilogue. Je pense que certaines personnes n’en auront pas été aussi satisfaites. Mais je l’ai vraiment, vraiment aimé.

EW : D’une certaine manière, Harry meurt puisqu’il croit qu’il va mourir. On a le droit à un passage où il se sent profondément seul, dans le chapitre durant lequel il se prépare à se sacrifier.

DR : D’une certaine façon, le temps séparant le moment où Harry apprend qu’il doit mourir et celui où il meurt –

EW : Ou croit qu’il est mort…

DR : Cette durée était assez courte pour ne pas être trop douloureuse. Mais, d’un autre côté elle n’était pas assez longue pour permettre à Harry d’accepter complètement son destin. Il lutte contre lui-même pour l’accepter. Au bout du compte, il y arrive. Mais il n’est pas nécessairement réconcilié avec cette idée. Il sait qu’il doit le faire, mais il est néanmoins effrayé. Je suis impatient de tourner ça. Je pense que Jo m’a donné, une fois encore, une immense opportunité pour progresser dans mon jeu. Donc, avec un peu de chance, je m’en sortirai.

EW : Qu’as-tu fait après avoir fini de lire Deathly Hallows ?

DR : J’étais dans une voiture à ce moment-là. J’avais mon iPod avec moi et j’écoutais du Sigur Rós. Je ne sais pas si vous les connaissez. C’est un groupe qui fait de la musique instrumentale, mais c’est tout simplement génial. Je pense qu’ils viennent de quelque part en Scandinavie. Ils ont sorti un album intitulé Takk… J’étais en train de l’écouter et c’est vraiment très approprié [pour la fin de Deathly Hallows]. J’étais en train de l’écouter et je me souviens que je m’étais en quelque sorte « coupé » de tout le monde dans la voiture, comme cela je pouvais être dans mon petit univers quand je lisais le livre. Qu’est-ce que j’ai fait après avoir terminé le roman ? Je pense que j’ai juste posé le livre et que j’ai continué d’écouter de la musique. J’ai juste regardé à travers la fenêtre, parce que je ne pouvais pas penser à quoi faire d’autre.

[…]

Mina Hochberg : Il y a-t-il des scènes des Reliques de la Mort que tu es impatient de tourner à l’écran ?

Daniel Radcliffe : Je suis tout excité à l’idée de jouer cette scène lors de laquelle Harry s’apprête à affronter Voldemort. J’espère que je pourrai la rendre la plus fidèle possible au livre. Le chapitre de la gare de King’s Cross également – et évidemment, je vous parle de tout cela sans savoir ce qui va être coupé – lorsque Harry parle avec Dumbledore après s’être fait tuer, sera intéressant à tourner. Si une personne est à même de créer ce décor, ça ne peut être que Stuart Craig [le Chef décorateur de la série Harry Potter, ndlr].

Mina Hochberg : Il y a-t-il des scènes que tu espères voir être coupées, peut-être parce qu’elles seraient difficiles à jouer ?

Daniel Radcliffe : Je préférerais éviter de tourner toute scène qui requiert l’utilisation d’un balai volant, auxquelles je réagis toujours en me disant ‘Oh mon dieu’. C’est étrange parce que J.K. Rowling n’aime pas vraiment le Quidditch ni l’écriture de passages qui s’y rapportent. L’équipe et moi-même et tous les membres du casting n’aimons pas tourner des scènes de Quidditch. Mais les fans adorent ça, et il y en aura plus dans le sixième film.

Portolien

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