Ce Mardi 25 Mai à 9h30 a eu lieu l’avant première Presse aux Champs Elysées du film le plus attendu depuis bien longtemps : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban.
Après un contrôle d’identité rigoureux, pièce d’identité à l’appui, fouille pour vérifier si aucun appareil d’enregistrement est en ma possession (les gars de la Warner ne rigolent pas là dessus), et même une petite blague de l’agent (« Non Monsieur, vous n’êtes pas sur la liste.. ») qui m’a fait trembler pendant 5 minutes, j’accède finalement dans la salle.
Les minutes s’écoulent (trop) lentement avec l’excitation qui me gagne, et, finalement, les lumières s’éteignent...
Et là, le rêve pendant près de 2h20...
On retrouve vite nos marques avec la scène d’ouverture où apparaît Harry, qui révise dans sa chambre la nuit en évitant les allées et venues de l’Oncle Vernon...
Tous ces personnages qui nous ont fait vibrer précédemment reviennent un par un à l’écran, et on les accueille tous sans exception avec un sourire jusqu’aux oreilles !!!
Harry a grandi. Il est beaucoup plus mature, il n’est plus le jeune enfant qui supportait péniblement les Dursley sans rien faire, et on le ressent dès les premières scènes du film : au début, la tante Marge fait bouillir de rage Harry en insultant ses parents, et quand on voit exploser sa colère (qui fait gonfler sa tante comme un ballon), on se rend tout de suite compte que le jeu des jeunes acteurs s’est beaucoup amélioré.

Et les autres nouveaux personnages sont tout aussi réussis : Sybille Trelawney, jouée par Emma Thompson (l’ex femme de Kenneth Branagh, professeur Gilderoy Lockhart, vous vous souvenez ?), ne cesse de prédire des choses horribles avec son air si triste et désolé pour Harry et les autres.
Le professeur Lupin, est représenté comme quelqu’un de vraiment bienveillant et sécurisant, parfait pour le cours de Défense Contre les Forces du Mal - on se rappellera longtemps du cours contre l’Epouvantard avec la transformation en Rogue avec les habits de la tante de Neville, mais aussi en Araignées Géante à patins à roulette de Ron ou en Serpent à Sonnettes qui se transforme en jouet à ressort, le tout sur une musique jazz qu’a mis Lupin.
Sirius Black, interprété par Gary Oldman (le 5ème Element, Dracula..) est aussi très bien interprété. Ses yeux étincellent vraiment de vengeance quand il regarde Croutard dans la cabane hurlante peu avant la fin du film...
La scène du cours de Soins aux Créatures magiques d’Hagrid est époustouflante : on ne voyait pas trop l’hyppogriffe sur les bandes annonces, et j’avais un peu peur qu’il soit bizarrement modélisé en 3D et qu’il fasse trop « trucage » pour qu’on y croit vraiment... Et bien, très heureusement, je m’étais trompé !!! Avec la manière dont il bouge sur terre comme dans les airs, on dirait vraiment que c’est un animal réel. Et ça fait très plaisir...

Dès les premières minutes du film, on est tout de suite plongé dans cette ambiance si particulière, avec des images très soignées, très belles - la confiserie de chez Honeydukes va en faire rêver plus d’un -. Tout s’enchaîne tellement bien et sans temps mort que c’est comme si on ne savait pas réellement ce qui va se passer...
Les deux premiers Harry Potter de Chris Colombus étaient vraiment très bien réalisés, mais ils pouvaient manquer un tout petit peu de rythme : en voulant coller au maximum au livre (ce qui est très bien dans l’absolu), il empêchait un tout petit peu le film de prendre une vraie dynamique et d’entraîner le spectateur à 100% dans l’histoire.
Ici, on sent que le nouveau réalisateur Alfonso Cuaron en a pris de la graine et a su avec une très grande habilité éviter toutes les (petites) erreurs des deux films précédents. Et tout ça, réalisé avec brio...
Les scènes des Détraqueurs (qui glissent dans le ciel pendant la partie de Quidditch , ou qui fondent comme des faucons sur Sirius et Harry près du lac !) sont magnifiquement bien réalisées : à chaque fois qu’ils apparaissent, on a vraiment la chair de poule.
Le film, du coup, est plus sombre que les précédents : Harry, traqué entre son parrain qui voudrait le tuer et les Détraqueurs qui n’éprouvent aucune pitié, essaie tant bien que mal à gagner en assurance pour être prêt à faire face à ces menaces.
On ne se contente donc pas juste de voir des beaux décors du monde de la magie, on plonge dans cette histoire pleine de rebondissements avec des personnages qui montrent sur l’écran de vraies émotions.
Mais ce qui émerveille le plus et qui fait passer un très bon moment au spectateur, ce sont ces petites scènes comiques très bien semées tout le long du film, qui permettent de souffler entre deux attaques de Détraqueurs et autres loups-garou.
Ce ne sont pas réellement des gags à proprement parler, mais des petits jeux d’acteurs qui sont très bien rythmés (la salle rigolait très souvent) : Ron qui se réveille d’un cauchemar où il lutte contre des araignées avec son air tout hébété, Neville qui n’ose pas dire que sa plus grande frayeur est le professeur Rogue, Malefoy qui se prend le poing d’Hermione ou qui se fait traîner dans la neige par Harry invisible...
Plein de petites choses qui font de ce film une vraie merveille...

Bon, d’accord, certains passages sont « sautés » voire même un petit peu modifiés pour que la trame avance mieux (de toutes façons, vu la taille du 3ème livre, Cuaron était obligé de sélectionner ce qui était le mieux et de couper des éléments de l’histoire).
Il est donc vrai que pour les vrais fans, on grincera un tout petit peu des dents quand on verra Professeur Trewlaney faire sa grande prédiction juste après un cours et non pas pendant l’examen de fin d’année de Harry, l’apprentissage du Patronus en un seul cours avec Lupin ( !!), le Professeur Lupin qui ne dit rien sur les quatre surnoms Cornedrue, Quedver, Patmol et Lunard, et l’éclair de feu arriver par Hibou à la toute fin du film et non pas en cours d’année.
Mais cette distance que le réalisateur prend par rapport au bouquin ne fait qu’améliorer la dynamique du film : on est complètement absorbé du début à la toute dernière seconde de l’histoire.
Bref, en définitive, le film Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban n’est pas simplement une transposition du livre au grand écran. C’est très belle interprétation de l’œuvre de J.K.Rowling et une très bonne œuvre cinématographique : en trois mots, une pure merveille.
Tant attendu et énormément apprécié... Sans hésiter, le meilleur des trois !! Vivement sa sortie pour le revoir !!! Bon film à vous tous...
Paolo
