CS : Ca fait quoi de faire partie du « sang neuf » dans une série de films aussi célèbre ?
Robert Pattinson : Et bien, je pensais que ça serait plus intimidant que ça. Je me suis intégré plutôt facilement dans le groupe et tout le monde était amical, alors ce n’était pas particulièrement difficile. Je pense qu’apporter du « sang neuf » ne m’a pas affecté plus que ça.
Stanislav Ianevski : Ca n’a rien changé pour moi non plus. J’ai l’impression de faire partie d’une nouvelle famille désormais. Je pense que je m’y suis vraiment bien intégré.
CS : Etiez-vous fans des films avant de faire celui-ci ou bien vous n’y prêtiez pas attention ?
Stan : Et bien, personnellement, pas vraiment, mais dès que j’ai eu le rôle, je me suis mis aux livres et aux films précédents.
Robert : C’est à peu près la même chose pour moi. Je n’avais lu aucun des livres jusqu’au moment où j’ai entendu parler du casting, et là je les ai lus une semaine avant. C’était une sorte d’initiation.
CS : Stan, c’est ton tout premier film. Qu’est-ce que ça fait de se retrouver sur un tournage aussi « énorme » pour ta première expérience ?
Stan : Je ne savais pas trop ce qui allait m’arriver, alors j’ai abordé les choses de manière très détendue. Puis, avec le temps, ça a commencé à m’impressionner, quand j’ai pensé au fait qu’on allait passer sur les écrans du monde entier l’année suivante. C’était un sentiment angoissant à mesure que le temps passait. On essaie de donner le meilleur pour les spectateurs.
CS : Peux-tu nous dire comment tu as obtenu le rôle de Victor Krum ?
Stan : J’étais juste dans une petite école. En Israël, nous avions des cours de théâtre, mais ils étaient peu intéressants. J’ai eu le rôle dans mon école actuelle. Il y avait l’appel l’après-midi, j’étais en retard, et j’étais donc en train de parler à un de mes amis tout en courant pour ne pas être noté absent. La directrice de casting passait par-là quand elle a entendu ma voix. Elle s’est retournée et a dit au prof de théâtre qu’elle voulait que je participe au casting. Ca s’est fait comme ça. J’ai fait plein d’auditions et finalement j’ai rencontré Mike [Newell] et j’ai eu le rôle.
CS :Comment travaille Mike Newell ? Est-il un réalisateur du genre « paternel » avec les jeunes acteurs ?
Robert : Un peu. Tout le monde dit que c’est un grand directeur d’acteurs et c’est vrai qu’il maîtrise. Il n’est pas du tout axé sur le théorique : il te montre exactement ce qu’il veut que tu fasses. [...] Il n’a aucun a priori, quelque soit l’acteur avec qui il travaille. Il s’adresse de la même manière à Alan Rickman qu’à un figurant. C’est un réalisateur avec qui il est vraiment agréable de travailler.
Stan : Sa présence instaure une atmosphère particulière, forte, et je pense que c’est vraiment stimulant pour les acteurs.
CS:De tous les acteurs avec qui vous avez travaillé, lequel des “anciens” vous a le plus impressionné ?
Stan : Chaque acteur du film a sa propre personnalité, et j’ai été impressionné par tout le monde, mais en particulier par Dumbledore, Michael Gambon, et Alan Rickman. Les plus grands acteurs sont plus chaleureux que je ne l’imaginais, et avec eux on a plus l’impression de s’amuser que de travailler.
(Clémence Poesy rejoint la conversation)
CS : Puisque vous venez de nous rejoindre, qu’est-ce que ça vous fait d’apporter du « sang neuf » au film ?
Clémence Poesy : C’est vraiment agréable. Tout le monde est chaleureux, et on n’a pas l’impression d’arriver comme un intrus sur le plateau. On est très bien accueilli, et vu que c’est un nouveau film à chaque fois, on n’est pas les seuls nouveaux.
CS : Comment s’est passé le tournage du Tournoi des Trois sorciers ?
Robert : Les scènes du labyrinthe étaient dures, exigeantes physiquement. C’est moi et Stan qui sommes à l’écran la plupart du temps, et beaucoup des effets spéciaux ne sont pas numériques. Tout est hydraulique alors le labyrinthe t’écrase et te compresse, et personne ne sait si tout va bien pour toi parce qu’il est fermé. C’était plutôt excitant. Je n’avais jamais fait ça auparavant.
Stan : c’était la première fois qu’on faisait ça et on a pas mal ri. Mais quelquefois on avait un peu peur.
CS : Que devez-vous affronter dans l’épreuve du labyrinthe ?
Clémence : Des trucs dangereux, j’imagine (sic). On n’a pas encore vu ce que ça donnait.
Robert : Pas grand chose, dans un sens. Le film dépeint les choses différemment du livre. C’est comme si ton plus grand ennemi était toi-même, l’isolation, et la peur de ce qui t’attend au prochain tournant, de ne rien connaître. Et le labyrinthe lui-même est animé, plutôt que d’être peuplé de monstres et compagnie. Quand tu tournes dans un coin, tu ne vois rien du tout, et tous les compétiteurs deviennent fous, à cause de la compétition et de l’angoisse « basique », celle qu’on a bout d’un certain temps passé dans le noir.
CS :Donc il n’y aura pas d’araignées géantes comme dans le livre ?
Robert : Non, mais c’est beaucoup plus effrayant. Ca ne prête pas à controverse, selon moi.
CS :quelle est la scène que vous attendez le plus de voir sur grand écran ?
Robert : Probablement la séquence finale, à la fin de l’épreuve du labyrinthe, et la scène de lutte finale. Ca va être vraiment super.
Stan : Moi aussi j’attends de voir les scènes d’action, et tout particulièrement celle de moi et Rob quand on se bat dans le labyrinthe au début. Je m’en souviens très bien.
CS : Tu avais le rôle le plus difficile, Robert, mais qu’est-ce que tu as trouvé le plus amusant à faire ?
Robert : Toutes les cascades étaient les plus amusantes à faire. Les scènes sous l’eau étaient vraiment cool, mais bizarres. C’est une expérience hors-norme. Il n’y a rien dans la piscine, et c’est la scène que j’attends le plus de voir.
CS : Peux-tu nous parler un peu de l’entraînement de plongée que tu as suivi pour la Seconde Tâche ?
Robert : C’était un entraînement de trois semaines juste avant les scènes du labyrinthe. On a tourné sous pendant....deux mois ? Mais j’étais là seulement pendant trois semaines. [...] Tout le monde est en tenue de plongée bleue et on a un truc enfoncé dans la bouche. Un mégaphone « sous-marin » vous indique : « Aie l’air plus effrayé » ou « retiens ta respiration ». (rires)
CS : Vous aviez déjà des qualifications spéciales avant de tourner ces scènes ? Vous saviez que vous alliez autant nager avant d’avoir le rôle ?
Robert : Moi, non. Je savais nager, c’est tout.
Stan : Pareil pour moi.
Clémence : on a eu les qualifications grâce à l’entraînement, je pense. C’était la première fois pour moi. Je n’avais jamais fait de plongée sous-marine mais je sais qu’ils ont vérifié que je savais nager avant la signature du contrat. C’était le cas.
CS : ça fait quoi de se battre sur un fond bleu contre un monstre imaginaire ?
Clémence : c’est plutôt effrayant au début, simplement parce qu’on ne peut pas respirer. Ce n’est pas naturel et on a envie de remonter à la surface. Les gens n’arrêtent pas de te dire que tu vas t’y habituer, et tu arrêtes de remonter à chaque fois. On passe trois heures sous l’eau, ce qui est génial finalement, parce que c’est très relaxant. C’est un monde très paisible.
Robert : Et tu te fiches de ce à quoi tu peux bien ressembler, parce que quoi que tu fasses, tu vas avoir l’air d’un imbécile (rires).
CS : qu’est-ce que vous avez dû faire sous l’eau ?
Robert : Je devais regarder autour de moi (rires), regarder ma montre et dire à Harry de se dépêcher, donc ce n’était pas la mer à boire.
Clémence : tu parlais vraiment ?
Robert : non, je ne faisais rien de spécial. Je pointais juste ma montre du doigt. Il y a tellement de chore dans l’eau que tu ne vois pas les autres, alors on a mis presque une journée entière à trouver le bon angle de prise de vue.
CS : de tous les costumes que vous portez dans le film, quel est votre préféré ?
Clémence : Je pense que c’est ma robe de bal. Je ne l’ai pas encore portée, mais je l’ai essayée, et j’attends vraiment de pouvoir la mettre.
Robert : C’est ce que je porte à ma mort, le costume funéraire. Et j’ai demandé à être dans un cercueil ouvert.
Clémence : Et puis tu as assisté à tes propres funérailles. Il est venu et il a regardé ! (rires)
Robert : Le costume taché de sang de Voldemort est mon préféré.
Stan : Jaime bien mon costume du labyrinthe, c’est le plus souple. C’est fait de coton et je préfère les vêtements légers.
CS : Tous les vêtements que tu portes ont l’air d’être plutôt lourds, Stan. Tu n’avais pas trop chaud ?
Stan :je n’aime pas trop la chaleur de ces vêtements, mais il faut bien les porter.
Clémence : On échange, si tu veux (rires).
CS : Le quatrième livre semble insister beaucoup plus sur les hormones en ébullition des jeunes adolescents. Avez-vous ressenti cette atmosphère sur le plateau ?
(Les trois acteurs se regardent mutuellement pour décider de qui va répondre, puis les deux garçons regardent Clémence et tous se mettent à rire)
Clémence : Non, le fait est que je suis en permanence entourée de quinze filles vraiment très jolies, et quand on arrive sur le plateau, on est entouré de toutes ces figurantes....
CS : Robert, peux-tu nous parler de ta célébrité en tant que champion de Poudlard, en compétition avec le grand Harry Potter ?
Robert : [...]. Pendant la séquence de la Grande Salle, mon entrée se fait dans un murmure général du genre « c’est Cédric... c’est Cédric... » C’est vraiment cool.
CS : comment c’était, de travailler avec Daniel Radcliffe ?
Robert : Super bien . J’ai travaillé avec Dan dans presque chaque scène, donc on s’entend très bien.
Stan : c’est un gars génial. Il est stupéfiant. Je ne sais pas quoi dire d’autre.
Clémence : Moi non plus.
Robert : c’est un gros bosseur, aussi.
Clémence : oui, c’est un vrai professionnel.
Stan : Il est toujours amical et partant pour t’aider.
Robert : Il suit des cours en même temps que le tournage et il doit passer de l’un à l’autre tous les jours, presque 365 jours par an. C’est absolument incroyable, et je ne serais jamais capable de faire ça.
CS : est-ce que Daniel, Rupert ou Emma vous ont parlé des fans en folie que vous allez avoir quand le film sortira ou est-ce qu’ils évitent de vous en parler ?
Robert : on s’est rencontrés très brièvement et j’ai parlé avec le père de Dan de la carte de Noël qu’il envoie à ses fans. Ils impriment dans les 20000 cartes, rien que pour son fan club personnel. C’est gigantesque. J’ai reçu des lettres de fans environ une semaine après qu’on ait annoncé que j’avais été choisi, de la part de gens qui ne savent probablement rien de moi. J’ai trouvé ça très étrange.
CS : Qu’est-ce que vous avez appris grâce au film ?
Clémence : Surtout à jouer devant des fonds bleus. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait, tout comme jouer sous l’eau.
Robert : Oui, je suppose qu’on ne s’habitue jamais complètement aux fonds bleus. J’avais fait un autre film, qui est presque entièrement tourné sur fond bleu, alors j’avais une idée de ce que c’était, mais pas à ce point-là. J’ai donc beaucoup appris en « technique » sur ce film.
Stan : Tout dans le film était plutôt nouveau pour moi, donc j’ai beaucoup appris.
CS : Vous travaillez sur ce film depuis le mois d’avril, et vous recommencez à partir de mars. Avez-vous quelque chose de prévu pour après ?
Robert : Je vais recommencer les castings dès janvier, puisque j’ai un mois de libre et on verra ce qui se passe.
Stan : Je dois d’abord voir mon agent, mais j’espère que des projets se mettront en place.
Clemence : j’ai deux films français en préparation, l’un pour le printemps, l’autre pour l’été, alors ça va être quelque chose de très différent. Des petits films.
Traduit par Marla pour Poudlard.org
