Nom : Michael Cormac Newell (oui, forcément, c’est moins vendeur que Mike Newell ^^)
Date de naissance : 28 mars 1942
Lieu de naissance : St. Albans, Hertfordshire, Angleterre.
Biographie :
Mike Newell a passé un diplôme de littérature anglaise à la fameuse université de Cambridge, avant de travailler en tant que stagiaire de production pendant trois ans à la chaîne de télévision britannique Granada Television, avec l’intention de travailler dans le milieu du théâtre. Il a alors un peu plus d’une vingtaine d’années.
Il devient rapidement réalisateur de téléfilms en Angleterre mais se fait connaître outre-Atlantique. Il se spécialise dans le genre dramatique, et obtient des prix pour ses réalisations (dont un Emmy award).
Il passe ensuite au grand écran et se fait remarquer dans les années 90, grâce à son film Avril Enchanté, qui permet à l’actrice principale d’obtenir un Golden Globe...cette comédienne n’étant autre que Miranda Richardson, fraîchement nommée Madame Rita Skeeter !. Mike Newell a déjà dirigé cette actrice cinq ans plus tôt dans « Dance with a stranger ».
Filmographie sélective :
Un crime pour une passion (1985) [lauréat du Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes]
The Good father (1985)
La force du Silence (1987)
Quatre mariages et un enterrement (1994) [Bafta du Meilleur film et César du meilleur film étranger]
Awfully Big Adventure, An (1995)
Donnie Brasco (1997) [film que Daniel Radcliffe a annoncé avoir beaucoup aimé récemment]
Les Aiguilleurs (2000)
Le Sourire de Mona Lisa (2004)

Au cours de sa carrière, il dirige des acteurs de renom tel qu’Anthony Hopkins, Jamie Lee Curtis, Al Pacino, Johny Depp, Billy Bob Thornon... Nul doute qu’il sera comme un poisson dans l’eau entouré d’un si brillant casting que celui de La Coupe de Feu.
Mike Newell s’est orienté vers la production à travers sa société, Dogstar Films, avec laquelle il a endossé la fonction de producteur exécutif, notamment pour les films High Fidelity de Stephen Frears et Traffic de Steven Soderbergh, nommé à l’Oscar du meilleur film. Toujours du côté récompenses, il reçoit un BAFTA (meilleur film) et un César (meilleur film étranger) en 1995 pour son célèbre « 4 mariages et un enterrement ».
Quels atouts ?
Il est le premier réalisateur britannique de la série des films Harry Potter, et fier de prendre la suite des réalisateurs Columbus et Cuaron, qui ont « tant donné pour établir la tradition Harry Potter en film ». Cependant, Alfonso Cuaron se avait du mal à s’habituer à un certain conformisme british qui régnait sur les plateaux... Newell donnera-t-il une touche authentiquement anglaise à La Coupe de Feu ? Cela ne pourrait qu’enthousiasmer J.K.R...
« Il a la capacité de rendre les prestations de ses acteurs impressionnantes, et il manie aussi bien le dramatique que la comédie » (le président de la production Warner Bros, expliquant pourquoi Newell a été choisi. « Quatre mariages et un enterrement » est une preuve de son talent dans ces genres. Cela tombe bien, nous arrivons à un point crucial pour les personnages de Harry Potter : garçons et filles ne sont plus simplement amis, ils commencent à se regarder, à s’apprécier mutuellement...les relations garçons/filles se développent dans la Coupe de Feu. Mike Newell semble donc tout particulièrement indiqué pour diriger ce quatrième volet !
Notes aux détracteurs hâtifs :
Pointer du doigt les réalisateurs de télévision est une critique bien infondée qu’on retrouve pourtant souvent. En effet, beaucoup de réalisateurs et acteurs connus passent par le petit écran, même en ayant parfois déjà une carrière bien entamée dans le cinéma (Claude Chabrol, Christopher Lee...).C’est une expérience fantastique pour se faire la main. De plus, cela fait un certain temps que Mike Newell est passé à la réalisation grand écran.
Beaucoup de fans ont émis des réserves en apprenant que Newell était surtout connu pour Quatre mariages et un enterrement. Auraient-ils oublié qu’on avait les mêmes appréhensions avec Cuaron, qui n’avait jamais vraiment travaillé dans le fantastique et qui pourtant a réussi à réaliser un film envoûtant et magique ? D’autre part, Newell comptant à son actif un nombre très important de téléfilms, il a pu exploiter les genres les plus divers, de l’épouvante au documentaire en passant par la science-fiction.
A propos des choix de coupe dans le scénario : Kloves a dit que ce projet originel avait été refusé parce qu’ils n’arrivaient pas à trouver un endroit où scinder le film en deux... ils auraient donc décidé de ne faire qu’un film, avec les sacrifices que cela demandait. Mike Newell approuve totalement ce projet.
Inutile de mépriser ce réalisateur qui soit disant va gâcher votre film, avant même de connaître ses raisons de vouloir faire le film en une partie : ses motivations, les voici :
La vision newellesque de Harry Potter et la Coupe de Feu :
- Newell n’est pas un boucher :
Le réalisateur a précisé encore une fois qu’il ne charcuterait pas le livre... “Nous allons être fidèles au livre”, dit-il. « Nous voulons faire vibrer les fans du livre”. « Pas d’économies exagérées. C’est une vraie histoire qui doit être racontée".
- « Ce film ressemble à un thriller, donc pas de coupage en deux » :
« Je pense qu’il serait légèrement embarrassant de couper en deux le film. Dans un sens, c’est un thriller paranoïaque classique ».
« Dans cette histoire, les forces du mal ont un plan, qui n’est absolument pas révélé au héros. L’enfant arrive juste une nouvelle année à l’école et soudainement, cette notion très importante de compétition le surprend. Mais bien sûr, il y a une intelligence diabolique qui manipule les choses. Alors il devient de plus en plus suspicieux jusqu’à ce qu’il se retrouve face au méchant. C’est vraiment une très bonne forme de thriller ».
« Les films possèdent vraiment une atmosphère sombre et effrayante. Il y a de la magie et de la romance, mais qui sont mélangés avec cette peur, cette constante appréhension. Je veux être sûr de saisir la bonne ambiance, la juste émotion. C’est important de rendre à l’écran tous ces aspects de l’histoire, c’est mon défi »
Vision donc intéressante d’un Newell très motivé, dont on comprend déjà plus les choix de coupe. On est loin de la vision un peu mièvre de Chris Columbus qui voulait absolument enchanter tout le monde en copiant tout le livre (pour un Potterien non averti, c’est difficile à regarder...).
Articles associés
