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Stephen King parle de J.K. Rowling et de Stephenie Meyer

Écrit par Sifrette, le 08-02-2009 à 12h31


A l’occasion de la rédaction du prochain numéro de USA Weekend, Lorrie Lynch a rencontré l’auteur américain Stephen King, fervent lecteur de l’œuvre de J. K. Rowling. Dans cette interview, celui-ci exprime son opinion sur le combat entre les auteurs dits « populaires », et les auteurs dits « intellectuels ». La journaliste désirait en effet savoir s’il pensait avoir influencé Jo dont il savait qu’elle lisait ses livres étant plus jeune, ou l’auteure de la nouvelle saga Twilight :

« Je pense que cela a une sorte d’influence formative, de la même manière que lire Richard Matheson a eu une influence sur moi. Les gens me demandent toujours : ‘Eh bien, c’était le cas de H.P. Lovecraft ?’ Et le fait est que, vous lisiez Lovecraft quand vous étiez enfant, mais je n’ai jamais senti qu’il parlait ma langue. C’était plus froid que mon cœur ; et quand Matheson a commencé à écrire à propos de gens et de choses ordinaires, j’ai su que c’était quelque chose que je voulais faire. J’ai dit : ‘C’est la façon de le faire. Il montre le chemin’. Je pense que j’ai rempli ce devoir envers d’autres auteurs ; et c’est une bonne chose. A la fois Rowling et Meyer [auteure de ’Twilight’ ndlr] parlent directement aux jeunes personnes… La vraie différence, c’est que Jo Rowling est une excellente écrivaine tandis que Stephenie Meyer ne sait pas écrire un mot ! Elle n’est pas très bonne.  »

Cette opinion plutôt sévère sur la simple qualité des romans de Stephenie Meyer fait aujourd’hui l’objet de nombreuses discussions. Mais il faut noter que l’auteure elle-même reconnaît ne pas écrire très bien. Cela pose-t-il vraiment un problème ? Aux fans de répondre…

Pour lire la suite de l’interview, cliquez-ici.


L’auteur poursuit ensuite sur les auteurs à succès et leur qualité d’écriture. Il explique comment un auteur qui n’a pas un très bon style peut néanmoins rencontrer un grand succès, notamment par le sujet qu’il traite :

« [A propos d’Erle Stanley Gardner, qu’il lisait enfant] Il était un écrivain horrible, lui aussi, mais il avait beaucoup de succès. Quelqu’un qui est un excellent auteur et qui a eu beaucoup, beaucoup de succès, c’est Jodi Picoult. Il y a aussi Dean Koontz, qui peut écrire vraiment très bien. Et ensuite, des fois, il est affreux. Cela dépend. James Patterson est un très mauvais auteur mais il a beaucoup, beaucoup de succès. Les gens sont attirés par ses histoires, par le rythme ; et, dans le cas de Stephenie Meyer, il est très clair qu’elle écrit pour toute une génération de jeunes filles et qu’elle ouvre une sorte de coffre, mélangeant amour et sexe, dans ses livres. C’est excitant et poignant, et ce n’est pas particulièrement menaçant puisqu’ils ne sont pas ouvertement sexuels. Une grande partie du côté physique est transmis dans des moments où, par exemple, le vampire s’apprête à lui toucher l’avant-bras ou passer sa main sur sa peau ; et elle rougit simplement, à la fois brûlante et glacée. Et pour les filles, c’est une sorte d’aperçu de tous les sentiments qu’elles s’apprêtent à affronter. »

Alors Twilight reprend-il une des raisons du succès d’Harry Potter, à savoir son caractère initiatique ? Et pourra-t-il atteindre le succès de l’œuvre de notre auteure préférée ? Notons simplement que Twilight a déjà dépassé les 18 millions d’exemplaires, avec pas moins de quatre tomes, ce qui n’est pas si mal, même si l’on considère qu’Harry Potter se rapproche des 400 millions d’exemplaires !

Traduit et adapté par Sifrette pour Poudlard.org

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