
L’auteur poursuit ensuite sur les auteurs à succès et leur qualité d’écriture. Il explique comment un auteur qui n’a pas un très bon style peut néanmoins rencontrer un grand succès, notamment par le sujet qu’il traite :
« [A propos d’Erle Stanley Gardner, qu’il lisait enfant] Il était un écrivain horrible, lui aussi, mais il avait beaucoup de succès. Quelqu’un qui est un excellent auteur et qui a eu beaucoup, beaucoup de succès, c’est Jodi Picoult. Il y a aussi Dean Koontz, qui peut écrire vraiment très bien. Et ensuite, des fois, il est affreux. Cela dépend. James Patterson est un très mauvais auteur mais il a beaucoup, beaucoup de succès. Les gens sont attirés par ses histoires, par le rythme ; et, dans le cas de Stephenie Meyer, il est très clair qu’elle écrit pour toute une génération de jeunes filles et qu’elle ouvre une sorte de coffre, mélangeant amour et sexe, dans ses livres. C’est excitant et poignant, et ce n’est pas particulièrement menaçant puisqu’ils ne sont pas ouvertement sexuels. Une grande partie du côté physique est transmis dans des moments où, par exemple, le vampire s’apprête à lui toucher l’avant-bras ou passer sa main sur sa peau ; et elle rougit simplement, à la fois brûlante et glacée. Et pour les filles, c’est une sorte d’aperçu de tous les sentiments qu’elles s’apprêtent à affronter. »
Alors Twilight reprend-il une des raisons du succès d’Harry Potter, à savoir son caractère initiatique ? Et pourra-t-il atteindre le succès de l’œuvre de notre auteure préférée ? Notons simplement que Twilight a déjà dépassé les 18 millions d’exemplaires, avec pas moins de quatre tomes, ce qui n’est pas si mal, même si l’on considère qu’Harry Potter se rapproche des 400 millions d’exemplaires !
