La franchise « Harry Potter » est maintenant devenue une machine bien huilée. On aura beau changer de capitaine pour commander le navire, mais tous les matelots et les principaux marins demeurent et connaissent leur travail sur le bout des doigts. Ceci est l’une des plus grandes franchises du cinéma de l’histoire et pas la moindre personne impliquée ne souhaite délivrer un produit de seconde main, au contraire, il préfèrent faire le maximum pour se surpasser à chaque fois.
On dirait bien que c’est ce qui se passe avec l’adaptation de quatrième tome de la très plébiscitée saga pour enfant (quel blasphème ! NdlR) de J.K. Rowling. J’ai eu l’occasion de me rendre au Leavesden Studio au Royaume Uni en Octobre dernier alors que Harry Potter et la Coupe de Feu était juste en production, et tout ce que j’ai à dire c’est : « Waouh ». J’étais déjà présent l’année précédente pour Le Prisonnier d’Azkaban qui, à ce moment là, avait l’air formidable et empreint d’une impressionnante réalisation signée Alfonso Cuaron.
Cependant, ce que j’ai vu sur le tournage de La Coupe de Feu m’a complètement scotché. Toute la magie d’Azkaban consiste en cette histoire sombre et très intérieure. La Coupe, d’un autre côté, est plutôt une fresque épique et pleine d’action qui fait passer le dernier Spiderman pour un petit joueur. Il y a eu beaucoup d’inquiétudes quant à la nomination du Britannique Mike Newell au poste de réalisateur, mais d’après ce que j’ai vu, lui et son équipe ont fait un travail remarquable.
Les tâches du tournoi des Trois Sorciers, les Mangemorts, la Marque des Ténèbres, la Coupe du Monde de Quidditch, le Bal de Noël... Toutes ces scènes ont pris des orientations et apparences que je ne leur aurais jamais suspectées. Les séquences du livre sont rarement faites pour s’accorder avec les images à l’écran, mais c’est l’une des rares fois où je trouve que ça marche bien. Les fans vont en être complètement dingues et pour ceux qui n’ont jamais complètement adhéré au concept Harry Potter, ce sera un passage pour y plonger définitivement. C’est le plus grand, le plus audacieux, le plus drôle des épisodes jamais tournés.
Dans ce quatrième film, Harry assiste à la Coupe du Monde de Quidditch avec ses amis Hermione, Ron et toute la Famille Weasley, mais les festivités sont interrompus par un sombre incident qui annonce un destin bien plus terrible encore... Sur la route qui mène à Poudlard, l’excitation monte à propos d’un mystérieux événement impliquant deux autres écoles de magie, une compétition qui éprouvera les limites des élèves. En parallèle Harry aura son premier béguin, en apprendra plus sur son passé et sur sa famille et sera le témoin de la renaissance de son terrible ennemi...

