Campement en feu. Sorcières et sorciers avec les vêtements les plus ringards qui soient qui courent et hurlent le long de vieux chemins boueux, leurs espèces de grosses culottes bouffantes ballottées sur les cordes à linge pendant que leurs drapeaux brûlent dans le plus grand vent. Harry patauge dans la boue, quasiment piétiné par la foule paniquée, qui finit par le dévorer complètement. Quelque part ailleurs, une cage surmontée de piques se trouve au centre d’une chambre circulaire entourée de colonnes qui respire la vieille cour de justice. Un dragon à cornes de 9 mètres attend assis. La Grande Salle s’illumine pour le Bal, les Mangemorts rôdent dans l’ombre, capuchons pointus et masques squelettiques, les contingents Français et Bulgares ont fait leurs entrées en grande pompe, Rita murmure, les hormones sont en furies, et devant d’un labyrinthe de haies gigantesques, un héro hurle à la vue du corps mort d’un jeune homme.
Voici Harry Potter et La Coupe de Feu, telle que l’ont imaginé Mike Newell et son équipe.
TLC et Mugglenet, ainsi que d’autres reporters ont eu la chance de visiter le plateau de ce film colossal en Novembre dernier et nous rapportent chaque détail à propos des acteurs, des réservoirs géants, des accessoires, des costumes, des machines, de la grandeur, de tout ce qui fera de la Coupe de Feu un film tellement extraordinaire qu’il donnera à ses concurrents directs (les autres films Harry Potter) un air positivement modeste. Tout ceci vous sera confié cet été. Pour l’instant, tout ce que TLC & Mugglenet peuvent dire, c’est qu’il ne s’agira pas seulement d’un grand film. Il sera grandiose. Le très acclamé Prisonnier d’Azkaban, très intérieur, a été supplanté par l’extérieure grandeur de la Coupe de feu, qui parle d’elle-même dans une explosion de spectacle et d’effroi surmonté de problèmes politiques.
Des choses ont été coupées, comme nous devions nous y attendre. Tous ceux qui en ont voulu à Cuaron pour avoir supprimé des passages vont devoir ce familiariser avec l’idée que ça va devenir de plus en plus lourd, mais ces coupures devaient être faites. Mais après avoir vu une simple galerie de photos officielles - que les reporters ont vraiment hâte de pouvoir publier (et nous de voir, si vous saviez, NdlR) - a été suffisant pour que le film remonte en flèche dans leur estime.
Après le jour où ils purent visiter le campement de la Coupe du monde de Quidditch, la pièce où aura lieu la scène de la pensine, le réservoir d’eau pour la deuxième tâche, la classe de DCFM (« Maugreyfiée »), le bureau de Dumbledore, les dortoirs de Gryffondor et la salle commune (complètement meublée et décorée cette fois, contrairement aux films précédents), les maquettes des plateaux à construire, la salle des trophées, l’endroit où on entrepose tous les costumes pour le film, le dragon animatronic de 9 mètres, et plus que ça, après le jour où ils rencontrèrent un Robert Pattinson (Cédric Diggory) à donner des couleurs à toutes les filles, une Clémence Poesy (Fleur Delacour) très calme et très posée, un faussement léger Stanislav Ianevski (Viktor Krum), après une journée où il est devenu clair que Mike Newell est un maître en l’art de faire d’une scène vide et sans saveur quelque chose d’hilarant et inoubliable, ils ont quitté le Leavesden Studio avec une idée plus que positive et une indicible excitation.
C’est dans une excitation semblable qu’ils nous laissent (car tenus au secret), mais tout en nous assurant qu’il vaut la peine d’attendre. A titre comparatifs, ils qualifient même les décors du Prisonnier d’Azkaban de « nains » par rapport à ceux de la Coupe de feu. Tout un programme...
