Melissa : Vous êtes un peu une énigme pour les fans d’Harry Potter.
Goldenberg : Hum, je ne cherche pas forcément à l’être ! C’est surtout que j’ai été très occupé ces derniers temps.
Mélissa : Un article a été publié sur internet, disant des choses qui ne sont pas tout à fait exactes. Par exemple sur le fait que vous n’étiez pas satisfait du film, et que vous pensiez que ce serait le moins aimé de tous les films sortis jusque là.
Goldenberg : Oui, c’était un peu alarmant de lire ça. Ca ne pouvait pas être plus éloigné de la réalité. A moins que j’aie un jumeau maléfique qui me soit inconnu...
Mélissa : Vous avez travaillé sur des films plutôt importants par le passé. Est-ce malgré tout la première fois qu’on vous demande un travail d’une telle ampleur ?
Goldenberg : Ah oui ! [Pour en revenir à la question précédente], la plupart du temps, les gens ne prêtent pas attention aux scénaristes. C’est au film qu’ils s’intéressent. Mais avec Harry Potter, tout est l’objet d’une attention particulière, et quelques personnes en profitent pour se donner en spectacle. Mais je trouve ça plutôt amusant.
Mélissa : Parmi les fausses déclarations de l’article, on pouvait lire que vous n’aviez jamais rencontré Jo, mis à part par le biais de quelques e-mails.
Goldenberg : Ce n’est pas vrai ! On s’est rencontrés plusieurs fois. Je l’ai vue avant de commencer à travailler sur le film. Elle était très gentille et m’a beaucoup encouragée pendant toute l’écriture. Elle a vraiment été géniale.
Mélissa : Comment avez-vous réussi à adapter un livre de 900 pages en film ?
Goldenberg : C’est drôle, vous savez. Bien que ce soit le plus long des livres Harry Potter, pour ce qui est des éléments de narration et de l’histoire, il n’est pas tellement différent des autres livres, il y a juste plus de détails et de sous-intrigues et de digressions, mais en termes d’intrigue principale, ça semblait gérable. On a toujours du mal à se dire « qu’est-ce qu’on peut enlever ? Qu’est-ce qui n’a plus la place pour être mis ? »
Mais David Yates et moi, dès le début -il faut savoir qu’on aime les films très denses, qui sont aussi généreux que les livres- on a cherché à mettre tous les éléments du livre qu’on pouvait dans le film. Et quand ce n’était pas possible, pour y rendre justice, nous y faisions référence en arrière-plan ou nous écrivions de manière à ce qu’on ait l’impression que la coupe soit cohérente. Nous avons grandi tous les deux avec ce genre de films qu’on peut regarder encore et encore, et découvrir de nouveaux détails à chaque fois. On est des gros « geeks ».
Mélissa : c’est très présent chez les fans d’Harry Potter, ça. Certains sont catastrophés quand le moindre petit détail est enlevé. L’article disait d’ailleurs que vous aviez surnommé le scénario « Harry aux mains d’argent » [ndlr : référence à « Edward aux mains d’argent, de Tim Burton, où le héros a des ciseaux à la place des mains], à cause de toutes les coupes qui avaient dues être faites.
Goldenberg : vous savez, je dois reconnaître un truc à ce type : il est très inventif ! il a dû cogiter longtemps avant de la trouver, celle-là. Non, vraiment, je n’ai jamais rien dit de cela.
Mélissa : Pouvez-vous me donner un exemple d’un passage que vous auriez vraiment voulu garder, mais qui a dû être enlevé ?
Goldenberg : Je sais qu’il y a eu beaucoup de controverses au sujet de la sous-intrigue qui traite de Ron au Quidditch. J’ai détesté avoir à couper ça. Mais dans le cas présent, étant donné que ce n’était pas vraiment central et que finalement ça n’apporte pas grand-chose de plus, on a vite senti que ça n’allait pas rester dans le film. Mais nous avons essayé de garder l’esprit de cette histoire, de montrer que Ron devient un personnage plus dense, et qu’il doit faire face à des défis, tout comme Harry. Donc, même si on sent que tous les détails de cette histoire ne sont pas dans le film, l’esprit y est quand même. Enfin c’est mon impression.
Mélissa : Prenons un peu de distance par rapport à ce travail sur L’Ordre du phénix et revenons à vous, en tant qu’écrivain, et sur votre première découverte du monde Harry Potter.
Goldenberg : Et bien j’ai rencontré le producteur David Heyman il y a des années, quand personne, du moins aux Etats-Unis, n’avait entendu parler d’Harry Potter. Ca commençait à devenir phénoménal au Royaume-Uni. En fait, Warner Bros. m’a envoyé le livre et on a commencé à en parler. Je me souviens avoir lu le premier livre sans savoir à quoi m’attendre, sans connaître tout le battage médiatique qu’il y avait autour, et avoir pensé : « wow, c’est génial ! ». Jo et moi avons le même âge, je crois. C’est probablement présomptueux de dire ça, mais je pense qu’enfants, nous aurions aimé suivre ce genre d’histoire. J’aurais voulu lire ce genre de livres. On est un peu sur la même « longueur de page » depuis le début.
Après avoir lu le livre, David Heyman et moi, on avait le même point de vue, et on s’est mis à parler d’une première adaptation. Puis ils ont fini par prendre Steve Kloves, ce qui était tout à fait approprié à mon avis ; je trouve qu’il a fait un travail superbe sur les films. Travailler sur Harry Potter procure un réel plaisir du début jusqu’à la fin, il y a vraiment une ambiance familiale dans toute l’équipe. On est présent, on va aux studios Leavesden... On éprouve un sentiment de grande fierté, l’impression de veiller sur ces personnages et l’histoire. Donc je me suis senti bien accueilli dès le départ, notamment grâce à David Heyman, comme si je faisais partie de cette grande famille.
Mélissa : D’après vous, certains de vos films précédents -Peter Pan évidemment, ou même Contact, vous ont-ils « préparé » à cette histoire en particulier ?
Goldenberg : Oh, je me suis préparé à ce genre d’histoire depuis que je sais lire ! J’ai grandi avec tellement de livres où je m’immergeais totalement, que j’ai eu un instinct très protecteur envers le premier livre Harry Potter dès ma première lecture. Je pense que lorsqu’on aime un livre, on se dit toujours « Oh, le film va être nul ! ». J’adore les livres Harry Potter, et ils me parlaient tellement... Je voulais protéger cette histoire et la raconter du mieux que possible, la servir de la meilleure manière possible. C’est un honneur que d’avoir œuvré à cela.
Mélissa : Il y a des éléments, dans le cinquième tome plus particulièrement, du fait qu’il est si long et si dense, comme vous l’avez dit, qui ne peuvent être traduits littéralement. Vous essayez donc d’en garder l’esprit, comme vous l’aviez beaucoup fait dans Peter Pan. Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez appliqué ce principe à L’Ordre du Phénix ?
Goldenberg : Et bien, c’est le défi de n’importe quelle adaptation. Cela consiste vraiment à regarder, en quelque sorte, à l’autre bout de la longue-vue.
Jo et moi en avons discuté. C’était intéressant, en ce que nos approches sont opposées, dans un sens. Le plaisir qu’on a, lorsqu’on lit un livre, c’est de pouvoir s’arrêter et de le reprendre à tout moment. On a la possibilité de s’attarder et d’observer tous ces détails fantastiques, et passer autant de temps que l’on veut plongé dans ce monde. Mais le film consiste à traduire cela dans un autre langage. D’abord, on a une quantité énorme d’information, juste en regardant une seule image du film, en termes d’ambiance, de ton et de détails. C’est vraiment un travail de traduction : on pourrait, dans le livre, prendre une dizaine ou une dizaine de pages et les explorer à fond, ce qu’on ne peut pas faire dans le film.
Mon travail consiste à trouver le bon moment, la bonne image, qui cristallise les choses et les distille, pour obtenir l’essence de ce qui se trouvait dans le livre.
En gardant le même esprit, dès le début, tout ce que nous voulions, c’était réaliser un grand film, c’est-à-dire ce que souhaitait Jo depuis le départ. Elle veut voir un film génial elle aussi, dont les fans seraient fiers. Je suis subjectif, mais j’ai vraiment l’impression que c’est ce qu’on a accompli.
Mélissa : L’article disait également que certaines coupes reviendraient hanter les réalisateurs des prochains films. Je sais que ce n’était pas vrai, mais comment voyiez-vous les éléments narratifs que vous deviez garder pour les films suivants ? Sont-ils devenus lourds à gérer ?
Goldenberg : Pas du tout. En fait, comme je l’ai dit, Jo m’encourageait et me laissait beaucoup de libertés. Elle m’a donné carte blanche. La dernière fois que je l’ai vu, j’étais quasiment en train de la supplier de me faire des commentaires, et je lui disais : « s’il te plaît, j’aimerais vraiment que tu me donnes ton avis sur ceci ou cela ! ». Finalement, elle a accepté de faire quelques commentaires, que j’ai immédiatement intégrés dans le scénario. Des tout petits détails, pour la plupart. Mais comme je l’ai dit, je n’aurais pas pu avoir une meilleure collaboratrice.
Mélissa :On dirait presque qu’elle se retient de faire des suggestions pour ne pas entraver votre travail d’écriture.
Goldenberg : Je pense que c’est ça. Je ne voudrais pas parler en son nom, mais je pense qu’elle nous fait confiance, après nous avoir rencontrés, elle sait qu’on veut vraiment faire un film qui lui plaira. Personne ne le souhaite plus que nous. On n’aurait même pas besoin de le dire, à la limite. C’est notre point de départ quand on se met à l’écriture.
Mélissa : Mais dites-moi, pourquoi le 5e film ? Pourquoi pas le 6, le 7, ou même le 2 ou le 3 ? Vous dites vous-même avoir été un fan depuis le début…
Goldenberg : Je crois que je suis en fait – et je ne sais pas du tout ce que ça peut vouloir dire à mon sujet, mais je suis particulièrement attiré par le 5e. C’est une histoire plus sombre, qui traite plus de psychologie et de politique que les tomes précédents, et, à mon avis, tous ces éléments sont très intéressants – surtout en termes de connexion avec les choses que vit Harry dans le film, dans l’histoire. Il s’agit de son chemin : il part en étant quelqu’un de très en colère, qui en veut à tout le monde et qui se sent rejeté, et il arrive au bout en devenant quelqu’un d’adulte et aussi un leader prêt à guider l’AD et tous les autres vers le combat final. Je crois que c’est une transition clé qu’il vit là et qu’on la vit tous à ce même moment de notre vie.
C’est comme ci j’avais toujours su comment raconter cette histoire dès la première fois où je l’ai lue. Vous voyez, j’ai vécu cette histoire. Pas en matière de combat contre les forces du mal, mais émotionnellement parlant.
Mélissa : Pourquoi avoir décidé de ne pas continuer ?
Goldenberg : C’est parce que Steve [Kloves] voulait prendre un repos bien mérité mais il est maintenant prêt à revenir. Il est là depuis le tout début de l’aventure et, comme je l’ai déjà dit, il a fait un boulot fantastique, et je suis heureux de lui tendre la torche pour lui poursuivre la course.
Mélissa : Dites-nous certains de vos moments préférés ? Vous rappelez-vous avoir écrit un élément de ces scènes et avoir pensé : « Génial ! J’ai réussi à l’introduire. »
Goldenberg : Ce sont mes petits bébés. (rigole) Tous ces moments, chaque moment, mais… c’est très difficile. C’est difficile à dire.
Je crois que je choisirais principalement les scènes émotionnelles, dont les moments entre Harry et Sirius. Et je suis tombé littéralement amoureux de Luna dès le début. J’ai tout de suite pensé qu’elle serait très importante. Elle amène une incroyable fraîcheur à l’histoire, et à la façon qu’a Harry de voir les choses. Dès le premier instant où on la voit, avec sa baguette attachée derrière son oreille, on pense : « Ah, c’est une écrivaine. » (rires) Je me suis épris d’elle dès le début.
Mélissa : (rires) Bien trouvé. Je ne l’avais jamais vu en tant qu’écrivain avant.
Goldenberg : Ah oui, vraiment. C’est la baguette derrière l’oreille, ça m’a fait pensé à ça. Et son innocence, combinée à la sagesse qu’elle a acquise par son passé douloureux, et la connexion qui s’établit avec Harry grâce à leurs similitudes. Bien que je crois que l’histoire est principalement axée sur le fait que Harry se reconnecte aux autres, et qu’il apprenne à apprécier ce qu’il possède, dont, au milieu de ça, son amitié avec Ron et Hermione. Ça a toujours été l’essence même de l’histoire, les trois mousquetaires. Il y a quelque chose entre ces trois personnages, et ces trois acteurs, qui est très puissant. Et les performances que David leur a fait accomplir, et qu’ils ont accomplies, sont simplement extraordinaires. Je crois sincèrement que les gens vont être époustouflés. Le niveau a monté d’un cran.
Mélissa : Est-ce que travailler sur ce film a changé quoi que ce soit dans votre expérience sur la série Harry Potter ?
Goldenberg : J’ai toujours été fan, et je les aimerai toujours sur tous les niveaux. Je pense que vivre cette histoire en particulier, c’est apprécier sa véritable honnêteté, que ce soit sur l’expérience qu’est l’adolescence, ou le cheminement émotionnel que suit Harry.
Je crois que la plus grande récompense que l’on puisse rechercher dans l’art, c’est sa vérité, son honnêteté. Je crois que ce qui fait le succès de ces livres, c’est qu’au-delà de la capacité de raconter des histoires, au-delà des personnages et de l’ingéniosité de l’intrigue, il y a une profonde intégrité, et une honnêteté. Ces histoires sont vécues et racontées de l’intérieur. Elles ont quelque chose de très organique, qui vient du cœur. J’ai eu l’occasion de m’immerger totalement dans cette histoire et j’ai pu voir sa profondeur. Ce n’est que mon hommage au talent de Jo.
Mélissa : L’un des commentaires les plus détonants de cette brève était que Jo avait dit qu’elle s’impliquerait très sérieusement en tant que scénariste pour le 7e film. Apparemment, et pour que les choses soient bien claires, cela est faux ?
Goldenberg : J’ai rigolé en entendant ça. Enfin tout l’article m’a fait rire, mais cette phrase plus particulièrement, parce que, d’après ce qu’elle m’a dit, et à moins qu’elle ait des projets que je ne connaisse pas, je crois que c’est la dernière des choses qu’elle voudrait faire. Les livres sont les livres, ils seront toujours là, et c’est ça son domaine. Je suis certain que si elle changeait d’avis, et d’un coup voulait venir travailler sur les scenarii, elle serait la bienvenue, mais à mon avis, elle est plus intéressée par l’écriture de nouveaux livres, et d’autres encore après, avec de nouveaux univers, etc.
Mélissa : Avec de nouveaux films à adapter.
Goldenberg : En effet.
Mélissa : Et sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Pouvez-vous nous parler de vos autres projets ?
Goldenberg : Je suis lancé sur un scénario original, qui a encore besoin de retouches, j’en suis très enthousiaste, et j’espère pouvoir vous en reparler bientôt.
Mélissa : De quel genre s’agit-il ?
Goldenberg : Il y a très certainement un soupçon de science-fiction, mais c’est plus tourné vers les personnages. C’est marrant, vous m’avez demandé comment un film comme Contact vous préparerait à ça, mais je crois qu’ils ne sont pas très différents l’un de l’autre, en ce sens qu’ils se déroulent tous les deux dans des réalités très rehaussées, dans lesquelles l’histoire externe est plutôt fantastique, mais où celle-ci n’est en fait qu’un ligne métaphorique pour comprendre ce qui se passe dans la tête des personnages. C’est ce qui est génial avec les films, ils peuvent raconter une histoire sur deux niveaux. Ils délivrent une grande histoire, c’est une promenade incroyable, avec des effets spéciaux fantastiques et des frissons, mais en même temps, vous avez cette impression qu’il y a quelque chose de plus profond. Et tout ça remonte à, disons, Le Magicien d’Oz.
Il y a une bonne raison au succès des films de fantasy et de science-fiction. C’est parce qu’ils possèdent une résonance plus profonde que l’histoire principale. Et c’est surtout vrai pour Harry Potter, bien plus qu’avec n’importe quoi d’autre. Et c’est pour ça qu’on sera encore en train de lire les livres et, j’espère, de regarder les films, d’ici 50 ou 100 ans.
Mélissa : Y a-t-il quelque chose en particulier que vous voudriez éclaircir [sur votre travail pour ce film] ?
Goldenberg : C’était assez marrant. C’était même assez irréel. C’est certainement le moment de ma vie où j’aurai le plus frôlé la célébrité, été la cible du public, parce qu’en tant qu’écrivain, on ne l’est généralement pas. Et, pour ma part, j’en suis très heureux. Je n’ai aucune envie de devenir célèbre, mais je suppose que c’est ce que Brad Pitt subit à chaque fois qu’il va au supermarché. Vous voyez, il regarde la une des journaux et remarque soudain qu’elles citent des choses qu’il est censé avoir dites, mais qu’il n’a jamais prononcées. Votre première réaction, c’est : « Waw, c’est pas mal. Quelqu’un a dû se donner du mal. » Mais c’est difficile d’en être contrarié.
C’est chouette de pouvoir clarifier les choses, parce qu’il semble que les gens étaient mécontents de rumeurs qui couraient, et ils avaient raison selon moi.
Mélissa : On dirait que vous avez été très sensible aux fans de Harry Potter, vous aviez peur que les fans se disent que vous n’adaptiez pas le tome 5 avec beaucoup d’attention.
Goldenberg : Oui. Parce que je suis un fan, vous savez. Si j’avais lu ces rumeurs, en tant que fan, sur tant de désinvolture dans l’adaptation du 5ème tome – ou de n’importe quelle œuvre dont je suis fan – j’aurais été vraiment déçu. Mais rien n’est plus éloigné de la vérité de mon travail que ces rumeurs.
Tout le monde sur le plateau de tournage s’est tué à la tâche pendant deux ans, voire deux ans et demi. Et pas seulement David Yates [réalisateur], David Heyman, moi et les acteurs, mais également les milliers de personnes qui travaillent dur, dans l’ombre, et qui se sont sacrifiés pour arriver à terminer les décors, les effets spéciaux, parce qu’ils aiment ces films et qu’ils représentent beaucoup pour eux. Ils sont fiers de leur travail sur les films, et ils ont raison de l’être. Et donc je pense que ce qui m’a un peu froissé, c’est qu’on puisse penser que nous [l’équipe du film] ne fassions pas attention. Croyez-moi, nous faisons notre maximum sur ce point.
Mélissa : On peut parler du tome 7 ?
Goldenberg (en rigolant) : Non, non, je ne ferai pas de commentaires.
Mélissa : Vous avez peur de dire quelque chose que vous ne devriez pas dire ? C’est exactement ce que les fans veulent savoir : est-ce que vous avez discuté avec Jo de détails qui ne devaient pas être présents dans le film 5 parce qu’ils ne correspondent pas à la fin de la saga ? Elle a dit que Steven Kloves [le scénariste précédent] en savait beaucoup plus sur l’intrigue de la saga que n’importe qui dans le monde…
Goldenberg : Je serai à la librairie à minuit [pour la sortie du tome 7], comme tout le monde, et je suis certain que je serai surpris, comme tout le monde.
Mélissa : C’est fantastique ! Merci pour cette interview.
Goldenberg : Merci à vous aussi.

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