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Nous avons rencontré les designers de Harry Potter : MinaLima !

img_0236Les designers des films Harry Potter et Les Animaux Fantastiques, MinaLima, exposent en ce moment-même leurs oeuvres à Arludik, la galerie d’art de l’île Saint-Louis à Paris. Nous avons eu la chance de leur poser quelques questions ! Voici un résumé de cette rencontre exceptionnelle :

La galerie est composée de deux salles : l’une accueille les oeuvres graphiques créées pour les Harry Potter et l’autre, celles réalisées pour Les Animaux Fantastiques. En effet, les deux designers ont eu la chance de travailler sur les deux sagas et même de créer la couverture du script des Fantastics Beasts.

Bien qu’ils appartiennent à un même univers, Harry Potter et Les Animaux Fantastiques se passent à des périodes et sur des continents différents : « pour les deux sagas, notre technique de travail a été de nous inspirer de la réalité et de la changer un petit peu pour en faire quelque chose de foncièrement plus magique et différent ». Miraphora Mina et Eduardo Lima nous ont expliqué qu’avec Harry Potter, il était plus facile de jouer sur différents styles appartenant aux années 1980 et 1990. Ce fut un véritable challenge pour eux de créer le monde magique américain, car il n’a jamais été aperçu auparavant et contrairement aux Harry Potter, beaucoup de scènes se déroulent dans le monde moldu. Ils ont donc été obligés de réaliser des designs inspirés des années 1920 et de prendre en compte les références américaines pour construire ce nouvel univers : « pour les Harry Potter, nous étions plus libres, car il n’y a eu que quelques incursions dans le monde moldu ». Cependant, ils ont adoré travailler pour Les Animaux Fantastiques, car « c’est une  période fantastique ».

img_0227Ils ont voulu faire quelque chose de très formel et institutionnel pour le logo du MACUSA (congrès magique américain). Ils ont ainsi repris des éléments traditionnels de la culture américaine, comme le drapeau et les étoiles (48 à l’époque, et non 50) et ont transformé le tout en quelque chose de magique par l’ajout d’un phénix et de flammes. Ils ont mis beaucoup de temps à le créer, car ils ont essayé de vraiment retranscrire le caractère des américains qui sont bien plus formels que les britanniques : « ces derniers n’ont pas besoin de permis de baguette par exemple, alors que toute personne entrant aux USA doit envoyer dans une pochette sa baguette au Congrès ». Nous continuons à avancer dans la salle et découvrons une carte des États-Unis. Mina et Lima nous expliquent qu’elle indique l’endroit précis aux USA où quelqu’un exécute un sort qu’il n’est pas autorisé à faire.

Miraphora Mina nous explique également que la scène qui se passe à Times Square a nécessité énormément de travail de leur part. En effet, c’est un endroit à New-York où il y a beaucoup de théâtres. Ils ont été obligé d’inventer de nombreux spectacles et d’affiches, car ils n’avaient pas le droit d’utiliser des pièces et des noms d’acteurs  existants : « cela a demandé beaucoup d’imagination, car les noms de famille américains sont très différents de ceux britanniques ».

Nous leur demandons ensuite s’ils ont eu des indications de la part de J.K. Rowling et des producteurs au sujet de certains designs : « non pas de demandes précises, mais juste beaucoup de réunions pour voir ensemble les quelques détails qui n’étaient pas dans le script ». Par exemple, Norbert arrive en Amérique et doit passer la douane. Cela nécessite donc un passeport, même si ce n’est pas écrit dans le script : « nous avions besoin de petits détails comme le fait de savoir où il est né, car même si on ne le voit pas en entier dans le film, on doit créer un document totalement authentique ».

img_0199Mina et Lima se sont également amusés à rajouter dans Les Animaux Fantastiques des objets que l’on voit déjà dans les Harry Potter : « le jus de citrouille et la publicité du parfum Divine Magic dans le Prince de Sang-Mêlé ont été glissés dans le film pour que les Potterheads puissent le remarquer ». Cependant, leur travail fût plus compliqué à réaliser que pour les Harry Potter : « on a du créer de toute pièce le monde magique britannique, alors que le monde des Moldus aux États-Unis existe déjà. Il est documenté et tout le monde sait à quoi il ressemble. De plus, nous n’avions pas de livre sur lequel nous appuyer. Mais c’était quand même plus fun que pour Harry Potter, car le film se passe dans les années 20 ». Cette nouvelle saga fut donc un véritable challenge pour eux.

Ils rajoutent au sujet de la création d’objets que, dans ce genre de film, tout peut arriver jusqu’à ce que la scène soit réellement tournée. Plusieurs bibelots ont été réalisés pour un scène qui a finalement été retirée du film. Mina et Lima nous expliquent également que le tournage de certaines scènes nécessite une destruction totale des objets fabriqués : « il y a parfois des scènes où on a du créer tellement de choses, comme pour la Coupe du Monde de Quidditch par exemple qui a nécessité la réalisation de nombreux tickets et souvenirs, et finalement tout a été détruit. Au final, peu importe, car cela vaut le coup si le spectateur ressent que c’est vrai. Un film est avant tout une histoire de sensation et pas uniquement d’esthétique. Les fans aimeront le film, car ils sentiront que c’est exactement comme ça que ça doit se passer. Notre rôle est donc de trouver des stratégies pour faire en sorte que le spectateur ressente cette authenticité ».

Avant de se quitter, ils nous glissent qu’ils espèrent que les fans vont aimer, car : « c’est un challenge pour nous de garder la magie vivante dans cette saga. Nous avons une responsabilité maintenant envers les fans ».

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Merci à eux pour leur gentillesse ! 🙂

Portolien

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