
Les plaignants ont annoncé hier que, suite au témoignage donné mardi par l’expert en édition Bruce Harris, ils en avaient terminé avec leur plaidoirie concernant la violation des droits d’auteur. La parole était donc à la défense qui doit s’efforcer de prouver que le Harry Potter Lexicon de Steve Vander Ark répond aux obligations établies par la doctrine du « fair-use ».
Merci à nouveau au Law Blog du Wall Street Journal pour son compte-rendu et les impressions recueillies auprès d’Ethan Horwitz, avocat expert dans le domaine de la Propriété Intellectuelle. Quelques extraits des propos de Sorensen : “Sorensen a attesté que, d’un point de vue historique, les lexiques et les œuvres de références, comparables à celle de Vander Ark, ont été d’une grande aide au lecteur cherchant à gagner une meilleure compréhension d’œuvres telles que Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien ou encore Le Monde de Narnia de C.S. Lewis. Les lexiques semblables au Lexicon de Vander Ark peuvent instruire le lecteur concernant l’étymologie, les références à la Mythologie, la géographie (réelle ou imaginaire) et le langage vernaculaire employé par l’auteur.”
Le compte-rendu en français ici. L’audience de mercredi s’est conclue ainsi : Dale Cendali a affirmé qu’une grande partie du contenu du Lexicon n’était que pure et simple copie de l’œuvre de Rowling et qu’“aucun témoignage n’avait été donné pour démontrer qu’il apporterait quoi que ce soit de nouveau ou d’original”.
Édition : Un rapport plus détaillé de la conclusion de l’audience de mercredi... dont voici la traduction.
Pour ce faire, Janet Sorensen, un professeur de littérature anglaise du 18ème et du début du 19ème siècle à l’Université de Californie, Berkeley, a été appelée à la barre.
Et les impressions de M. Horwitz : “C’est assez exceptionnel à mon avis. Le test du « fair-use » comprend quatre facteurs et chaque partie peut trouver des preuves pour le passer avec succès. L’affaire est très étendue. Et je pense qu’il s’agit aussi d’une affaire délicate en ce qui concerne les faits. Elle se trouve au croisement de tout cela.”
Anthony Falzone a quant à lui expliqué que Rowling ne pouvait pas empêcher la publication d’un livre tout simplement parce qu’il ne lui plaisait pas.
Et le Juge Patterson, certainement pour faire retomber la tension, s’est laissé aller à la plaisanterie en disant : “Je vais peut-être finir par avoir besoin d’un guide de référence pour résoudre cette affaire.”
Quelques photos de Vander Ark et J.K. Rowling ici. Merci Reuters !